Ciné-concert

La Ville sans juifs - Breslauer

Ensemble intercontemporain - Matthias Pintscher - Olga Neuwirth

Olga NeuwirthOlga Neuwirth © Harald Hoffmann
Matthias Pintscher Matthias Pintscher © Jeremy Garamond
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Infos pratiques

Vendredi 15 mars 2019 — 20h30
Salle des concerts - Cité de la musique
Durée : environ 1h32

Programme

  • Ciné-concert "La ville sans juifs"
  • Film de Hans Karl Breslauer, Autriche, 1924
  • Musique d'Olga Neuwirth (commande de l'Ensemble intercontemporain,du Wiener Konzerthaus, du Barbican Centre, de l'Elbphilharmonie Hamburg, du Sinfonieorchester Basel, de ZDF/ARTE)

Distribution

  • Ensemble intercontemporain
  • Matthias Pintscher, direction
La compositrice autrichienne Olga Neuwirth est une personnalité engagée qui considère avec crainte les développements de la vie politique de son pays. En témoigne sa musique pour La ville sans juifs, film muet de 1924.

Adaptation du livre d’Hugo Bettauer, le film La ville sans juifs est une véritable satire de l’antisémitisme. Aujourd’hui, on appellerait ça une dystopie : un film d’anticipation destiné à souligner et prévenir une tendance malfaisante dans la société. Non seulement Bettauer et Breslauer avaient vu juste, mais la dystopie s’est transformée en une tragédie bien réelle. Dans le film, on assiste à l’arrivée au pouvoir en Autriche d’un chancelier antisémite, qui décide de chasser tous les juifs du pays — une décision qui n’est que trop chaleureusement applaudie par les non-juifs. Victimes de nombreuses exactions (représentées à avec toute la panoplie de l’expressionnisme), les juifs finissent par quitter le territoire — non sans une petite intrigue amoureuse à la Roméo et Juliette au passage. Très vite cependant, on s’aperçoit du rôle que les juifs remplissaient à tous les niveaux de la société… Olga Neuwirth n’en est pas à sa première musique de film. Habituée à transposer à la composition musicale les techniques propres au cinéma que sont les zooms, gros plans, travelings, panoramiques, fondus enchaînés, plans séquences et autres surexpositions, elle construit sa musique en contrepoint de l’image afin de souligner, sans redondance, les lignes de force du chef-d’œuvre de Breslauer.
Coproduction Ensemble Intercontemporain, Philharmonie de Paris