Le parc de la Villette

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L’environnement de la Cité de la musique - Philharmonie de Paris est chargé d’histoire. Découvrez l’évolution du site du parc de la Villette, du XVIIIe siècle à nos jours.

Le parc aujourd'hui

Plus grand espace vert de Paris, le parc de la Villette est un espace dédié à la nature, la culture, l’architecture, la science et le loisir.

Situé dans le 19e arrondissement, sur le site des anciens abattoirs de la Villette, le parc de la Villette s’étend sur 55 hectares dont 33 d’espaces verts. L’architecte Bernard Tschumi lui donne sa structure actuelle en 1979. Lieu de culture et de divertissement majeur du nord-est parisien, le parc de la Villette accueille une dizaine de millions de visiteurs par an. 

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  • La prairie du triangle
  • Vue hauteur
  • Place de la fontaine aux lions de Nubie
  • La Grande halle
  • La Grande halle
  • Cinéma en plein air
  • Le Zénith
  • Les jardins passagers
  • Les jardins passagers
  • Les jardins passagers
  • Les jardins passagers

Le parc de la Villette tire sa richesse culturelle du nombre et de la diversité des institutions culturelles présentes sur son sol : Grande Halle, Zénith, Cité des sciences et de l’industrie, Géode, Cité des enfants, Cité de la musique – Philharmonie de Paris, Théâtre Paris-Villette, Trabendo, Cabaret Sauvage, Sous-marin « argonaute », etc.

Le dynamisme de la vie du parc s’appuie également sur les 26 « folies » disséminées sur l’ensemble du site. Point d’information, billetterie, bar, restaurant, discothèque, kiosque… certaines folies sont également disponibles à la location pour l’organisation d’événements ouverts au public. 

Jardins et pelouses accessibles au public, dont l’une fait notamment office de salle de cinéma en plein air chaque été, gagent du caractère naturel et convivial du parc.

Voir le plan du Parc de la Villette (pdf)


Un lieu chargé d’histoire

1808 : le site actuel du parc de la Villette, qui était jusqu’à la fin du XVIIIe siècle une zone rurale et boisée, est relié à Paris en 1808 par un aqueduc, devenu canal navigable en 1825 : le canal de l’Ourcq. En 1841, La Villette-Saint-Denis est séparée physiquement de la commune de Pantin par l’enceinte de Thiers, ultime fortification parisienne qui correspond aux boulevards extérieurs et périphérique actuels. En 1860, La Villette est intégrée à la commune de Paris et devient une partie du 19e arrondissement.

1867 : sur ordre de Napoléon III, le Conseil municipal de Paris demande au Préfet de la Seine de transférer intra-muros les marchés aux bestiaux de Poissy et Sceaux. L’emplacement choisi est l’actuel parc de la Villette avec ses extensions, à l’époque vaste zone rurale à peine intégrée à la Ville de Paris. Les abattoirs généraux et le marché sont confiés à l’architecte Louis-Adolphe Janvier qui réalise ses plans d’après des croquis de Baltard, sur le modèle des Halles au centre de Paris. Très vite, une gare de marchandise est accolée au marché aux bestiaux. L’endroit devient un des points névralgiques de l’économie parisienne. À cette époque, les abattoirs de La Villette sont un des principaux employeurs de Paris. En plus de l’industrie de la viande se développe celle des sous-produits, dont le cuir est le principal élément. Après Gavroche et les poulbots, le Nord parisien se crée un troisième « héros » : le garçon-boucher. L’image populaire l’a retenu comme un gars bourru au grand cœur, sorte de bourreau malgré lui. Comme de nombreux ouvriers parisiens, le garçon-boucher est originaire de province (le plus souvent d’Auvergne, d’Aveyron et du Limousin) et est un enfant de l’exode rural et de la Révolution industrielle.

1949 : le Conseil municipal prend la décision de rénover les abattoirs, devenus au fil du temps vétustes, étroits, peu hygiéniques et dont l’odeur pestilentielle gène les zones d’habitation environnantes. Mais les financements tardent à venir : le concours d’architecture n’est lancé qu’en 1955, les premiers travaux ne commencent qu’en 1959. Le nouveau complexe, doté d’équipements de réfrigération modernes, n’est inauguré partiellement qu’en 1969, et une salle des ventes fait encore défaut. Les conditions de transport des viandes s’étant nettement améliorées avec de nouveaux camions frigorifiques, il n’est plus nécessaire de faire l’abattage sur le lieu du marché. L’activité connaît une forte récession, le nombre de commandes chute, générant de graves dysfonctionnements économiques.

1974 : dès 1967, la Cour des Comptes dénonce les dépassements excessifs des dépenses initialement prévues pour la rénovation des abattoirs. En 1970, le Sénat s’en mêle, créant une commission ad hoc. Le rapport, rendu public en 1971, est accablant. Le destin des abattoirs et du marché d’intérêt national est désormais entre les mains du gouvernement, qui décide de mettre un terme à leur activité le 15 mars 1974. Les locaux, flambants neufs et à peine utilisés, sont rasés, laissant place à une friche industrielle.


La seconde vie du parc de la Villette

1979 : naissance de l’Établissement Public du parc de la Villette, organisme administratif qui prend en charge la réhabilitation de la friche industrielle de 55 hectares.

1982 : lancement du concours d’architecture du parc. Le français d’origine suisse Bernard Tschumi est sélectionné. Le site sera un point de jonction entre l’urbanisme et l’art de vivre, les arts et les sciences, Paris et sa banlieue. La Villette entre dans le cadre des Grands Travaux du nouveau président François Mitterrand.

1984 : inauguration du Zénith, conçu par Philippe Chaix et Jean-Paul Morel. En 1981, le ministère de la Culture décide de concevoir une salle de grande capacité adaptée au rock et aux musiques populaires, et inaugure le concept de salle de concert de musique actuelle avec le Zénith de Paris. La capacité du Zénith de Paris est de 6 400 places.

Janvier 1985 : inauguration de la Grande halle, ancien marché aux bestiaux, dont la réfection a été confiée à Bernard Reichen et Philippe Robert. Le bâtiment de verre et d’acier, dans la lignée des halles Baltard est consacré à des événements, salons, expositions, etc.

Mai 1985 : inauguration de la Géode, la plus grande salle de cinéma de France avec son écran hémisphérique de 1 000 mètres carrés. Elle a été conçue par Adrien Fainsilber et Gérard Chamayou selon les principes de l’architecture géodésique de Richard Buckminster Fuller.

1986 : inauguration de la Cité des sciences et de l’industrie le 13 mars 1986 par le président de la République François Mitterrand au moment de la rencontre de la comète de Halley avec la sonde européenne Giotto. Adrien Fainsilber est l’architecte en charge du bâtiment. La Cité des sciences regroupe en son sein la Cité des enfants, la Cité des métiers (en partenariat avec l’ONISEP) et la Cité de la santé.

1987 : inauguration du parc de La Villette, conçu par Bernard Tschumi. Avec 35 hectares, c’est le plus grand espace vert de Paris. Grand lieu d’expression, il est le siège de plusieurs spectacles d’arts de la rue, de cirque, de cinéma gratuit en plein air et de grandes expositions.

1990 : inauguration du Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris. Coincé dans ses anciens locaux de la rue de Madrid qu’il occupait depuis le début du XXe siècle, le CNSMDP, premier établissement supérieur français d’enseignement de la musique et de la danse, déménage sur le site de La Villette, à proximité de la Grande halle. Il est le premier bâtiment culturel du parc de la Villette, mais est institutionnellement le plus ancien (le « Conservatoire national de Musique » a été créé le 3 août 1795). L’architecture en a été confiée à Christian de Portzamparc.

1995 : inauguration de la Cité de la musique, confiée elle aussi à Christian de Portzamparc, peu de temps avant le bicentenaire du Conservatoire. Lieu privilégié de diffusion de toutes les musiques, elle offre à Paris sa première salle modulable pour ce répertoire. La Cité de la musique, point névralgique d’un réseau d’informations culturelles, comprend, outre les salles de concerts, une importante médiathèque. La Cité de la musique propose également une saison de concerts organisée par cycles, mis en relation avec des expositions temporaires.

1997 : inauguration du Musée de la musique, situé au sein de la Cité de la musique. Il regroupe une des plus importantes collections d’instruments de musique au monde.

2015 : ouverture de la Philharmonie de Paris.

Saison 2017-2018

La saison 2017-2018 de la Philharmonie de Paris réunit de grands orchestres et solistes internationaux, des projets proposant de nouveaux éclairages sur la musique, du jazz, de la pop ou des musiques du monde, ainsi que trois expositions temporaires. Découvrez-en les temps forts.