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Philharmonie de Paris - Page d'accueil

Saison 2022-23 : L'OUZBÉKISTAN, AU CARREFOUR DES CIVILISATIONS

Publié le 31 mars 2022 — par Philharmonie de Paris

— Danseuses traditionnelles à Khiva, Ouzbékistan - © MARIUSZ PRUSACZYK

Vaste pays d’Asie centrale, l’Ouzbékistan s’est constitué un univers musical à son image : ouvert, bigarré  et fluctuant. Couvrant une large étendue spatio-temporelle, un week-end en dévoile les principales facettes.

— Nodira Pirmatova à la Cité de la musique (2009)

 

Devenu un État indépendant en 1991, suite à l’effondrement du bloc soviétique, et marqué au fil de son histoire par des empires très différents, l’Ouzbékistan – que traversait jadis la légendaire route de la soie – apparaît comme une fascinante mosaïque de langues, de religions et de cultures. La diversité constitutive du pays se discerne avec un éclat particulier dans son foisonnant patrimoine musical, nourri de traditions populaires autant que de pratiques savantes. Ce week-end panoramique amène à le traverser et à en saisir au mieux la beauté miroitante. Le concert d’ouverture (vendredi 16 septembre) se consacre au maqom, le plus prestigieux genre musical ouzbek, intensément empreint de poésie et de spiritualité. Jouissant d’une grande popularité en Asie centrale, la chanteuse et joueuse de dotar Nodira Pirmatova en est l’une des figures contemporaines majeures. Plusieurs instrumentistes et vocalistes se joignent ici à elle pour faire retentir toute la puissance expressive du maqom, dont la sophistication n’a d’égale que la ferveur.

 

— Yulduz Turdiyeva

 

Divisé en trois parties, correspondant à trois régions de l’Ouzbékistan, un autre concert (samedi 17 septembre, 16h00) célèbre les bakhshis, bardes nomades interprétant des chants épiques ou religieux au son d’instruments tels que le surnay, le kobyz, le dombra ou encore le balaban. Le week-end s’achève avec De Samarkand à Boukhara (samedi 17 septembre, 20h00). Conçu comme un périple musical entre deux villes phares du pays, ô combien majestueuses, le concert débute avec des chants soufis, s’oriente ensuite vers le shashmaqom – art multiséculaire qui allie musique instrumentale, chant et poésie dans des formats divers – et se termine avec un toy, cérémonie familiale festive durant laquelle musique et danse entrent en joyeuse résonance.