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Au jour le jour / Week-ends

La Chine d’hier et d’aujourd’hui

De l’opéra chinois du XVIsiècle à la musique d’aujourd’hui en passant par le cinéma muet des années 1930 à Shanghai : le week-end consacré à la Chine prend la forme d'un véritable dialogue des cultures.

Publié le 1 Février 2018
par Yvonne Duong

GRAND CHINESE NEW YEAR CONCERT (Le grand concert du Nouvel-An Chinois)

Grand Concert du Nouvel An chinois

 

Lorsque l’on évoque la musique chinoise, on pense tout d’abord aux instruments traditionnels – le luth pipa, la flûte droite xiao ou l’orgue à bouche shēng. Le grand concert du Nouvel An proposé par le premier orchestre formé d’instruments traditionnels chinois fournit l’occasion d’explorer l’univers de cet instrumentarium à travers des arrangements de mélodies folkloriques, d’airs d’opéras ou de nouvelles compositions. Le Shanghai Chinese Orchestra dirigé par Muhei Tang propose un magnifique voyage poétique évoquant l’harmonie de la nature comme les amours éternelles.

Le thème de l’amour est au cœur de l’uvre de Tang Xianzu, Le Pavillon aux pivoines (1598). Cette œuvre est l’une des pièces maîtresses du répertoire de kunqu, l’une des formes les plus anciennes d’opéra chinois encore jouées aujourd’hui, qui a fortement influencé les autres formes opératiques telles que l’opéra de Pékin ou celui du Sichuan. Cette dramatique histoire d’amour est interprétée par le Shanghai Zhangjun Kunqu Art Center, avec dans le rôle du jeune premier chanteur Zhang Jun, surnommé le « prince du kunqu ».

 

Chinese Kunqu Opera: Peony Pavilion-part-1

Le Pavillon aux pivoines

 

La musique chinoise d’aujourd’hui est également présente ici à travers les œuvres de compositeurs contemporains, notamment Qigang Chen, ancien étudiant d’Olivier Messiaen et l’un des compositeurs vivants les plus joués dans le monde. Deux de ses œuvres symphoniques sont dirigées par Hannu Lintu, qui prendra, le temps d’un concert, les rênes de l’Orchestre de Paris. En parallèle des œuvres de Qigang Chen, Xu Yi et Wen Deqing, des pièces de compositeurs inspirés par l’Asie, comme Debussy, Messiaen ou Bartók, créent un vrai dialogue entre Orient et Occident.

Le dialogue des cultures est l’une des dimensions majeures de ce week-end. Dans La Controverse de Karakorum, La Camera delle Lacrime nous invite à suivre le périple de Guillaume de Rubrouck, moine franciscain envoyé par saint Louis, en 1253, auprès du grand Khan. Dans La Petite Mélancolie, le compositeur Benjamin Attahir fait collaborer les musiciens traditionnels du Théâtre Liyuan de Quanzhou et les élèves du Conservatoire de Paris dans une création sur un livret chinois ancien. Enfin, le dialogue est également là entre le chef-d’œuvre du cinéma muet de Wu Yonggang, La Divine, et les improvisations à l’orgue de Thierry Escaich.

La Camera delle Lacrime
Musique de chambre

La Controverse de Karakorum

La Camera delle Lacrime
Amphithéâtre - Cité de la musique
Vendredi 9 février 2018 - 18:00
Zhang Jun
Opéra

Le Pavillon aux pivoines

Shanghai Zhangjun Kunqu Art Center
Salle des concerts - Cité de la musique
Vendredi 9 février 2018 - 20:30
Shanghai Chinese Orchestra
Grande salle Pierre Boulez - Philharmonie
Dimanche 11 février 2018 - 17:00
Qigang Chen
Musique de chambre

Portrait Qigang Chen

Musiciens de l'Orchestre de Paris
Amphithéâtre - Cité de la musique
Samedi 10 février 2018 - 15:00