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Amphithéâtre - Cité de la musique

Orchestrer et registrer à l'orgue : quels points communs ?

Avant-concert

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DébatDébat © M. Guthfreund

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Saturday, 25 November 2017 at 11:15am
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Quoi de plus commun que de comparer l’orgue à l’orchestre symphonique ? Les organistes, en quête d’élargissement de leur répertoire, pratiquent aujourd’hui plus que jamais les transcriptions d’œuvres orchestrales. Comment une œuvre musicale peut-elle ainsi passer d’une palette sonore à une autre ? L’art de la registration, qui consiste à associer les différents jeux de l’orgue, est-il assimilable à celui de l’orchestration ? L’orgue, dans sa singularité, peut ainsi permettre de mieux comprendre les relations entre écriture et sonorité dans les œuvres d’hier et d’aujourd’hui.

Thomas Lacôte est titulaire du grand orgue de l’église de la Trinité, tribune qui fut pendant 60 ans celle d'Olivier Messiaen, après avoir été à partir de 2002 titulaire du grand orgue de la cathédrale de Bourges. Il est nommé en 2014 professeur d’analyse musicale au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris, où il fut pendant 6 ans l’assistant de Michaël Levinas. Formé dans ce même établissement, il y a obtenu 5 premiers prix entre 2002 et 2006. Ses activités musicales multiples associent composition, improvisation, interprétation, pédagogie et recherche. Son cycle d’Etudes pour orgue (2006-2015) propose un renouvellement de l’approche de l’instrument en repensant les liens entre écriture et timbre. Parmi ses dernières œuvres,Torpeurs, pour deux voix et quatuor à cordes, commande de l’Académie du Festival d’Aix en Provence, créée durant le Festival 2015, Etude de transparence pour orgue à 4 mains, créée à Notre-Dame de Paris, et Rursum funde, pour ensemble, commande de Radio-France créée par l'ensemble Court-Circuit en 2016. En 2013 paraît chez Hortus un premier disque monographique, enregistré à la Trinité, intitulé « The Fifth hammer ». Ses oeuvres sont disponibles aux Editions Lemoine et chez Gérard Billaudot Editeur. Parallèlement, il se produit régulièrement en concert sur les orgues les plus divers, associant répertoire et improvisation. En 2016, il est membre du jury du concours international d’improvisation à l’orgue de Haarlem (PB) et inaugure le cycle de concerts "La Fabrique de ll'orgue" de la Maison de Radio-France par un concert intitulé "L'orgue, laboratoire du compositeur". Avec les musicologues Y. Balmer et C. Murray, Thomas Lacôte mène depuis plusieurs années un important travail de recherche sur l’œuvre d’Olivier Messiaen, conduisant à la publication de plusieurs articles dans des revues internationales (XXth Century Music, Journal of the American Musicological Society) et la rédaction d’un ouvrage en préparation aux éditions Symétrie (Le modèle et l’invention : Olivier Messiaen et la technique de l’emprunt). En 2015, Thomas Lacôte co-dirige également la publication de Résonances Polyphoniques, Hommage à Michaël Levinas, ouvrage édité par le Conservatoire de Paris. Son carnet de recherche en ligne, "Phtoggos", relie ses différentes activités au sein d'une même démache de recherche et de création en musique. En 2012, Thomas Lacôte reçoit le Prix Del Duca de L’académie des Beaux-Arts-Institut de France. Ses travaux ont été soutenus par la Bourse des Muses, la Fondation des Treilles et la Fondation Robert et Marcelle de Lacour.

Premier Prix d'Orgue et d'Improvisation à l'unanimité du Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris (1967), reconnu pour ses transcriptions qu'il réalise pour orgue (par exemple la suite de Pelleas et Mélisande de Gabriel Fauré, ou bien de l’île des morts de Serge Rachmaninov, Louis Robillard a une prédilection pour le répertoire du XIXe siècle. Il est de même un improvisateur inspiré. Il se fait connaître du public français en 1971 en interprétant en direct sur France-Musique l'intégrale de l'œuvre d'orgue de Franz Liszt. Il a réalisé de nombreux enregistrement d'œuvres de Claude Ballif, de Liszt, de l'École de Vienne, de Widor, ainsi qu'un disque d'improvisations. Il a remporté le Grand Prix du Disque et le Prix du Président de la République pour son enregistrement d'Imaginaire IV de Claude Ballif. • Nommé titulaire en 1974 de l’orgue Aristide Cavaillé-Coll de l'orgue de Saint-François de Sales à Lyon. • Professeur d'orgue au CNR de Lyon depuis 1967, il a pris sa retraite en octobre 2005. • Concertiste, il joue régulièrement dans de nombreux festivals, effectue des tournées annuelles de concerts et de master-classes à l'étranger, en particulier aux U.S.A., et participe à de nombreux jurys internationaux. • Rapporteur auprès de la Commission Nationale Supérieure des Monuments Historiques pendant dix ans (1976-1986). À l’intérieur du vaste répertoire qu’il pratique, Louis Robilliard se reconnaît une prédilection pour le XIXe siècle, dont l’esthétique demande à l’organiste d’être l’« architecte inspiré » alliant virtuosité, maîtrise de l’instrument, science des plans sonores... au service d’une musique généreuse, lyrique, grandiose. Pour lui, « la Musique, c’est le souffle imperceptible d’une autre vie, occulte, insondable... »

Kaija Saariaho est une compositrice finlandaise influencée par la musique spectrale, elle mêle une recherche sur le timbre, l’électroacoustique et le multimedia. Figure centrale d’une génération de compositeurs et d’interprètes finlandais de renommée et d’influence internationales, Kaija Saariaho a été honorée par les plus grands prix de composition. Après avoir étudié plusieurs instruments ainsi que les arts visuels, Kaija Saariaho étudie la composition à l'Académie Sibelius d’Helsinki avec Paavo Heininen puis en Allemagne avec Klaus Huber et Brian Ferneyhough. Dès 1980, elle travaille dans plusieurs studios électroacoustiques tels que le Studio Expérimental de la Radio Finlandaise, l’Ircam et le Studio Numérique du Groupe de Recherche Musical (GRM) ainsi que l’EMS de Stockholm. A partir de 1982, elle réside à Paris et travaille à l’Ircam notamment sur la musique assistée par ordinateur. L’utilisation des nouvelles technologies et la recherche sur le son constituent des éléments importants dans sa technique de composition lui permettant de combiner l’écriture instrumentale et le traitement du son. Les sonorités de la flûte et du violoncelle se prêtent à ses recherches sur le timbre, en témoignent les œuvres Laconisme de l’aile pour flûte ou Prè s pour violoncelle et électronique. Elle affectionne particulièrement le travail avec des interprètes tels que le violoncelliste Anssi Karttunen, la flûtiste Camilla Hoiteng a, les sopranos Dawn Upshaw et Karita Mattila, ou encore, le pianiste Emmanuel Ax. Son répertoire comporte aussi des pièces pour ensemble et orchestre telles que le diptyque pour orchestre Du cristal…à la fumée ou encore NoaNoa, Amers, Près et Sola r. Kaija Saariaho participe a de nombreuses productions multimédia telles que le ballet MAA (1991) ou Prisma, un Cd-rom consacré à son œuvre, grand prix 2001 de l’Académie Charles Cros. Ses trois opéras ; L’amour de loin, Adriana Mate r et La passion selon Simon e, sur des livrets d’Amin Maalouf , mêlent principes de la musique spectrale et lyrisme.

La carrière exceptionnelle d’Olivier Vernet confirme l’espoir suscité par les nombreuses distinctions recueillies durant ses études auprès de Gaston Litaize, Marie-Claire Alain et Michel Chapuis. Il obtient le certificat d’aptitude de professeur d’orgue puis le premier prix d’orgue au Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris, le premier prix d’honneur à l’unanimité avec félicitations au Concours international de l’UFAM à Paris et le premier prix du Concours international d’orgue de Bordeaux. Lauréat des Fondations Aram-Khatchatourian, Marcel-Bleustein-Blanchet pour la Vocation, Marcelle-et-Robert-de-Lacour et Yehudi-Menuhin, il mène une carrière internationale, invité par les plus grands festivals, et a enregistré à ce jour plus de 100 CD. Récompensé par de très nombreux Diapason d’or, Chocs du Monde de la Musique, ffff de Télérama, 10 de Répertoire, Joker de Crescendo et Recommandé par Classica, il a obtenu les quatre récompenses les plus prestigieuses décernées en France : le grand prix de la Nouvelle Académie du disque, le grand prix de l’Académie Charles-Cros, le grand prix de l’Académie des Beaux-Arts et un Diapason d’or de l’année (en 2000). Olivier Vernet est titulaire des grandes orgues de la cathédrale de Monaco. Il enseigne à l’Académie de musique Rainier III de Monaco et au Conservatoire à rayonnement régional de Nice. Directeur artistique du Festival international d’orgue de Monaco et du Festival d’orgue de Mougins, il est chevalier de l’ordre des Arts et des Lettres.

En lien avec la programmation artistique, les débats, grâce à des personnalités du monde musical et culturel, offrent aux auditeurs un espace de parole et de réflexion sur l’histoire et l’avenir de la musique.

Speaker/Trainer

  • Olivier Vernet, organ
  • Thomas Lacôte, regulator
  • Louis Robillard, organ
  • Kaija Saarihao, composer

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Récital orgue

De L'orchestre à l'orgue

Olivier Latry - Shin Young Lee - Baptiste-Florian Marle-Ouvrard - Cédric Meckler - Olivier Vernet — 25/11/2017 - 15h00