Concert musiques médiévales et Renaissance, harpe, flûtes et percussion, le 16 avril 2026
6 april 2026-20 CONCERT ARS NOVA, Harposphères, 107 Avenue Daumesnil, 75012 Paris Patrick BLANC, flûtes à bec, flûte et tambour, flûte traversière, crnemuse Nanja BREEDIJK, harpe gothique, harpe chromatique Keiko MURALAMI, flûtes raversière médiévale et renaissance Marie-Ange PETIT, percussions
Lien réservation :
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Musicalement, le passage du Moyen Âge à la Renaissance est un processus long et complexe. Aujourd’hui encore, certaines musiques du XVe siècle sont rangées par les musicologues soit dans l’une, soit dans l’autre époque, ce qui peut en outre varier d’un compositeur ou d’un pays à l’autre. Des changements notoires ont lieu en effet. Concernant la musique profane, les formes poétiques fixes comme la ballata laissent place progressivement au madrigal. De même l’estampie, la carole ou la ductia s’effacent devant la basse danse, la pavane et les branles. Le saltarello subsistera quant à lui jusqu’au XVIIe siècle et au-delà, mais sous des formes chorégraphiques et musicales toutefois assez remaniées. Particulièrement emblématique, le compositeur liégeois Johannes Ciconia (~1314 – 1415) — que Philippe Vendrix, qualifie de « musicien de la transition » — compose 1 une œuvre encore fortement marquée par les techniques de l’Ars Nova italienne. Au fil de ses rencontres, de ses lectures et surtout de ses déplacements en Italie, il infléchit son langage musical, notamment dans le traitement mélodique qu’il expose dans un chapitre spécifique de son traité Nova Musica, rédigé vers 1408. Dans le courant du XVe siècle, les noms de Dufay, Binchois, ou Isaac émergent progressivement ; Leurs œuvres sont reprises avec de nouveaux modèles ornementaux, documentés aujourd’hui essentiellement par des traités allemands (Buxheimer-Orgelbuch, Lochamer-Liederbuch). Les chansons sont jouées avec des diminutions, à la manière dont on peut jouer aujourd’hui les chansons et madrigaux des XVIe et XVIIe siècle. Les œuvres anglaises qui concluent le programme relèvent bien quant à elles de l’esthétique de la Renaissance. Elles ont en commun certains traits descriptifs, nourris d’éléments populaires, et ne sont pas dénuées d’une certaine fraicheur.
Les instruments joués, tous proches copies d’originaux, renvoient à une riche iconographie européenne et aux images présentes dans de nombreux vitraux d’églises et musées. Le public pourra ainsi découvrir une grande diversité d’instruments, dont le détail et le contexte d’exécution sont abondamment documentés dans les traités de cette période renaissante, transitoire, passagère...