À partir d’une sélection de cinquante œuvres, chacun pouvait voter en ligne pour créer son propre « juke-box contemporain ». Résultat : un programme inattendu, contrasté, équilibré, et très fidèle à l’image de l’EIC.
Simple coïncidence ou véritable signe, les œuvres retenues reflètent bien en effet la personnalité artistique de l’Ensemble, entre grands classiques du répertoire et œuvres majeures plus récentes de deux compositrices et deux compositeurs étroitement liés à son histoire. À commencer par György Ligeti, avec son Concerto de chambre (1970), l’une des pièces les plus jouées par l’EIC. Gérard Grisey, ensuite, avec ses célèbres Partiels (1975), œuvre emblématique du courant spectral, qui a inauguré une longue et fructueuse collaboration entre le compositeur et l’Ensemble dès la fin des années 1970.
Quant à Unsuk Chin, l’EIC la joue depuis ses débuts et lui a même consacré deux disques, le pittoresque et haut en couleur Gougalon (2009) figurant sur le second, sorti tout récemment en février 2026. « Last but not least », Kaija Saariaho sera également présente avec Semafor (2020), œuvre qui, si elle n’est pas la plus connue de la compositrice, contient toute la magie de sa musique : son attirance pour les arts visuels, son génie des couleurs et des textures.
La fête ne serait pas complète sans une création – et quelle création ! Dérive 3 de Pierre Boulez pour cuivres et percussions, comme un hommage à celui qui a créé l’Ensemble il y a cinquante ans.
Et pour apporter une touche d’inédit et de surprise à cette soirée, la DJ et compositrice britannique Mariam Rezaei sera aux platines pour livrer sa propre et, n’en doutons pas, surprenante interprétation des œuvres du programme en complicité avec les solistes !