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Opéra et politique

Opéra et utopie d’un monde meilleur
adulte
Salle de conférence - Philharmonie
Durée : environ 2h00
Distribution
Elisabeth Brisson, conférencière

De la simple découverte à l’approfondissement, les COLLÈGES permettent aux mélomanes d’enrichir leurs connaissances. Chaque cycle propose une série de conférences où la musique – populaire ou savante – est abordée dans son contexte historique, sociologique et esthétique.

Associer l’opéra au politique est quasi un pléonasme. Entre adhésion et dénonciation, dès sa naissance, le drame lyrique fraye un chemin aux enjeux du pouvoir. Par le biais de l’illusion artistique, le théâtre montre un monde parfois plus luxuriant ou plus cruel que nature, mais révèle souvent une réalité historique. De Monteverdi à nos jours, ce collège s’offre en tribune des différentes tensions et utopies.

L’opéra et l’utopie sont tous deux apparus au XVIe siècle, temps du passage de la Renaissance à l’âge baroque : tandis que l’anglais Thomas More rédigeait L’Utopie (1516) pour dépeindre une société idéale – en fait une critique mettant en perspective les dérives politiques de son temps -, l’opéra était inventé par les humanistes italiens au sein des « académies savantes » pour retrouver le pouvoir cathartique de la tragédie antique, envisagée comme le mariage entre la poésie et la musique. Comme, selon Schiller (fin du XVIIIe siècle), toute œuvre pour la scène est « un malheur construit par l’art » destiné à libérer le spectateur de ses souffrances, l’opéra permet l’accès à l’idéal utopique, puisqu’il fait vivre un moment cathartique de ravissement, de transport dans un autre monde. Sollicitant plusieurs sens (vue, ouïe, et le sixième qui est l’intelligence, l’imagination), l’opéra produit cet effet en associant livret, musique, danse, mise en espace (avant qu’il ne s’agisse à partir de 1830 de mise en scène). Le spectateur est alors invité à ressentir la jubilation du « conatus » pour se délivrer de ses passions en les éprouvant tout en participant émotionnellement à la critique du monde dans lequel il vit.

Agrégée et docteure en histoire, Élisabeth Brisson a publié différents ouvrages sur la musique classique : La Musique (en poche, 2011, Belin), Opéras mythiques (en poche, 2014, ellipses), La Musique classique en clair, Les Airs Mythiques, Découvrir Wagner (2013), « Wagner m’a tué ! » - Les enjeux de la musique en 25 citations (2011) ; et avec Jérôme Thiébaux, elle vient de publier une Histoire de la musique (2020). Outre quelques ouvrages sur Beethoven, parmi lesquels Le sacre du musicien : la référence à l'Antiquité chez Beethoven (2000), un Guide des œuvres et une biographie, elle est l’auteure de Alban Berg au miroir de ses œuvres (2019). Ses travaux s'orientent aussi vers la diffusion des connaissances liées à l’histoire dont La démocratie une ou multiple ? (2009). Elle participe également à des émissions (FM, France Culture, Arte, France 5) et intervient comme conférencière.

Karina-Canellakis

Salle de conférence - Philharmonie

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M5 Métro ligne 5 3B Tramway 3B
Adresse
221 avenue Jean-Jaurès, 75019 Paris