Le réseau des diffuseurs de jazz Le réseau des diffuseurs de jazz © Olivier Hoffschir
Rencontre professionnelle

Le réseau des diffuseurs de jazz

En partenariat avec l'AJC

Mercredi 29 novembre 2017
10:00
Lieu
Amphithéâtre - Cité de la musique
L'amphithéâtre, Cité de la musique
Comment venir ?Informations accessibilité
Retransmission en live : https://www.facebook.com/PhilharmoniedeParis/

En présence du collectif de 70 diffuseurs de jazz et de musiques improvisées (festivals, clubs, scènes labellisées...),  interventions et échanges autour des thématiques du secteur du jazz et des musiques improvisées.


Programme des interventions

Modération assurée par Christiane Louis - Philharmonie de Paris

- Après  la liberté ? La suite de l’aventure : de l’homogénéité du jazz à l’hétérogénéité du champ jazzistique au 21ème siècle
Alexandre Pierrepont – The Bridge
Regis Huby – musicien
Comment cette musique qui préfère le pluriel est-elle parvenue à inscrire sa singularité entre musique savante et musique populaire ? Que fait-elle de ce pluriel, d’ailleurs, comment elle-elle électrisée par lui, comment le fait-elle passer comme un courant électrique décidément, dans quelles conditions, à quelles conditions ?

- Jardiner le jazz en territoire rural
Denis le Bas – Jazz sous les Pommiers
Comment un festival de jazz tel que Jazz sous les Pommiers participe-t-il à l’irrigation culturelle d’un territoire ? Comment s’intègre-t-il ou construit-il un réseau formel et informel de partenaires ? Comment fédère-t-il ? Quel (s) public (s) ? Quels outils ? Quelle « mise en culture » du territoire géographique par le jazz et par quels moyens ? Avec l’éclairage sur un outil majeur que représente une résidence triennale d’un musicien. Airelle Besson sera aux côtés de Denis Le Bas pour faire-part de son expérience à Coutances.

- La construction d’un écosytème par le jazz
Janick Tilly et Fréderic Roy – Penn Ar Jazz
L’action culturelle est une matière vivante et protéiforme, provocant la rencontre entre les publics et les œuvres, entre les habitants et les artistes. La spécificité de Penn ar Jazz est de ne pas être « enfermé » dans un lieu. Nomadisme contraint ou force pour notre projet ? Ces musiques, qui souvent se jouent des étiquettes, sont ainsi proposées sous diverses «formes», dans différents contextes à des publics variés. Des musiques qui émanent des frottements de culture, des musiques qui ne laissent pas indifférent, et pour lesquelles il y a quelque chose d’ancré dans la terre, qui touche à l’âme et aux individualités. Penn ar jazz crée du lien entre les personnes et ces musiques de recherche, à la fois musique universelle et élément intime. Penn ar Jazz a ainsi développé son terrain de jeu et est devenu un des catalyseurs, un des passeurs de ces aventures artistiques toujours renouvelées, à travers l’organisation de concerts insolites sur les îles du Ponant ou dans les actions hebdomadaires construites avec des collégiens de Saint Renan sur une durée de 3 ans.

- Le Cluster, un outil au service de la création ?
Pierre Dugelay – Le Périscope
Comment les réseaux d’entrepreneurs et d’acteurs du jazz redéfinissent les pratiques d’un secteur musical ? Comment cela questionne les enjeux de filiale (de la production, du disque jusqu'à la diffusion) ? Est-ce le reflet de l’adaptation à un modèle hybride entre culture subventionnée et de "marché" ? Comment s’intègre le propos artistique, en particulier le jazz dans ces clusters ?

- Le jazz, un passeur de frontières
Armand Meignan – Europa Jazz
Philippe Ochem – Jazzdor
Pourquoi le jazz et ces musiques ont-elles besoin de l’étranger pour se développer, se nourrir ? Quel rôle pour les diffuseurs dans cette perspective de coopération internationale ? Quel impact sur la musique : les artistes, la filière, les publics? Est-il encore possible aujourd’hui d’aborder et de questionner la place du jazz français  dans des coopérations internationales sans l’unique point de vue économique ?

- Le jazz, un métier à tisser
Antoine Bos – AJC
Pascal Buensoz - JazzRA
Afin de faire valoir ces spécificités, les acteurs du jazz ont construit de nombreuses coopérations: réseaux de musiciens, de diffuseurs, de labels, d’écoles associatives, etc. Ces mises en « réseau » relèvent autant d’une volonté d’échanges, de partage de ressources et d’informations que de créer une dynamique opérationnelle forte, autour de projets pilotés directement par les acteurs. Ces initiatives questionnent autant les effets de réseaux démultiplicateurs d’activités et de réflexions que la capacité de ces musiques à organiser un « son » collectif sur scène comme en dehors !

Conclusion de la rencontre par Philippe Ochem, président d’AJC et un représentant du Ministère de la Culture.



AJC, née en 1993, et qui fêtera donc ses 25 ans en 2018, est d'abord un collectif de près de 70 diffuseurs (festivals, clubs, scènes labellisées, etc) défendant une programmation réfléchie, construite sur une idée militante et progressiste du jazz : contemporain, divers, créatif, généreux, volontiers métissé, et dont le propos s’inscrit dans le cadre de projets culturels affirmés et citoyens.

C’est suivant ces principes fondateurs que le réseau a créé des outils, des projets visant à répondre à des préoccupations essentielles au jazz telles que l’émergence, les créations et leurs diffusions, la diffusion internationale...

Le réseau, à l’image de ses adhérents, n’a eu de cesse d’évoluer, intégrant de nouveaux modèles d’action collective au fil des années, s’adaptant aux changements majeurs qui ont traversé notre époque, pour défendre et promouvoir une musique qui n’a eu de cesse de se renouveler et de se réinventer depuis plus de cent ans.

C’est cette capacité d’adaptation, cette modernité, cette polymorphie qui sera mise en valeur lors de cette rencontre par l’intermédiaire de plusieurs présentations de démarches portées par les adhérents. Ce souhait d’ancrer le jazz et les musiques improvisées dans des préoccupations plus larges, que celles-ci soient politiques, sociales, territoriales, culturelles, esthétiques dessine les contours de ce réseau depuis 1993 et continuera de l’animer les 25 prochaines années !


Ouvert au public sur inscription.

Tarifs

  • Entrée libre sur réservation