Collège
Salle de conférence - Philharmonie

L'opéra au XIXe siècle, de A à Z

L’engouement pour l’antiquité

adulte
L'opéra au XIXe siècleL'opéra au XIXe siècle © Gil Lefauconnier

Infos pratiques

Mardi 7 janvier 2020 à 15h00
250€ (le cycle) / 12€ (la séance)
Pour qui aime l’opéra, sans nul doute le XIXe siècle est le siècle par excellence. Qu’en est-il de ce genre dramatique hybride mêlant théâtre et musique ? Comment est-il traversé par les mouvements philosophiques, sociologiques et politiques du temps ? Quels en sont les codes, les représentations symboliques et les polémiques passionnées ? Quels en sont les enjeux esthétiques ? Après deux séances intitulées « l’abc » permettant de découvrir l’ensemble des aspects stylistiques et leurs évolutions (aussi bien en Italie, en France, en Allemagne qu’en Russie), des conférences thématiques vous invitent à pénétrer plus avant dans le monde aussi insolite qu’inouï de l’opéra romantique.

L’attention portée aux mythes antiques, dans leurs double acception de païens et bibliques, est l’une des thématiques les plus intéressantes de l’opéra au XIXe siècle. La relecture d’une Antiquité filtrée à travers les yeux des intellectuels et des compositeurs de l’époque romantique se dévoile sous l’angle de la modernité musicale, littéraire et scénique, gardant toutefois un lien de continuité avec les racines du passé. Il s’agit donc d’une réponse que l’on veut donner à l’éternelle question du « genre établi », fortement influencé par le modèle wagnérien d’une part, et à l’ouverture à la modernité d’autre part. Après Semiramide riconosciuta (1819) de Meyerbeer, Semiramide de Rossini (1823) et Norma de Bellini (1831), sont Les Martyrs de Donizetti (1840) qui inaugurent la thématique antique à l’Opéra de Paris. Ainsi Sapho de Gounod, 1851 ; Le Mage de Massenet, 1891 et Samson et Dalila de Saint-Saëns (1892, mais créé en 1877 en Allemagne) défilent sur scène. Tandis que le premier théâtre lyrique national s’habille des teintes du passé, les scènes antiques (Orange, Béziers…) sont également mises à l’honneur.   

Michela Niccolai, docteur en musicologie (Saint-Étienne et Pavia) et enseignante à Paris 3 et 4, est collaborateur scientifique au LaM, ULB et à l’IHRIM-Lyon 2. Auteur de trois monographies sur la dramaturgie et la mise en scène lyrique en France (La Dramaturgie de Gustave Charpentier, Madame Butterfly à Paris et Pelléas et Mélisande : the Staging of Albert Carré, les deux dernières étant des éditions critiques des livrets de mise en scène de la création parisienne des opéras), elle a produit de nombreux articles sur l’opéra, les pratiques théâtrales et la musique des cabarets en France et en Italie entre les XIXe et XXe siècles. Elle a dirigé et codirigé de nombreux ouvrages collectifs et, avec Charlotte Ginot-Slacik, vient de publier l’ouvrage Musiques dans l’Italie fasciste (1922-1943) chez Fayard. Ses recherches actuelles portent sur la chanson, le théâtre d’ombres et le music-hall à Montmartre.

Intervenants

  • Michela Niccolai, conférencière, docteur en musicologie, dramaturgie, mise en scène