Collège
Salle de conférence - Philharmonie

L'Opéra aux XXe et XXIe siècles, de A à Z

Giacomo Puccini, Tosca

adulte
Durée : environ 2h00
Pelléas et Mélisande de Claude Debussy, mis en scène par Robert Wilson, en février 2012 à l'Opéra de Paris.Pelléas et Mélisande de Claude Debussy, mis en scène par Robert Wilson, en février 2012 à l'Opéra de Paris. © Marion Kalter / Bridgeman Images

Infos pratiques

Mardi 6 octobre 2020 à 15h00
230 € (le cycle) / 14 € (la séance)
De la simple découverte à l’approfondissement, les COLLÈGES permettent aux mélomanes d’enrichir leurs connaissances. Chaque cycle propose une série de conférences où la musique – populaire ou savante – est abordée dans son contexte historique, sociologique et esthétique.

Ce collège achève le périple autour de l’histoire de l’opéra. Aux XXe et XXIe siècles, le genre ouvre nombre de nouvelles perspectives et se révèle d’une extraordinaire diversité sur le plan scénique, dramatique et musical. Des séances « abc » permettent d’en comprendre les évolutions stylistiques, voire fractures esthétiques. D’autres mettent à l’honneur une œuvre du répertoire qui a marqué ou révolutionné l’histoire lyrique, et des séances thématiques cernent l’opéra contemporain et le foisonnement de ses futurs enjeux.

Après avoir assisté à deux représentations de La Tosca de Sardou avec Sarah Bernhardt, Puccini, qui ne comprenait pas la langue française, reste séduit par le jeu de l’actrice et la force du drame. Il demande à son éditeur de négocier avec Sardou afin d’obtenir les droits d’adapter sa pièce, puis il se met au travail. Le drame lyrique en trois actes voit le jour à Rome, au Teatro Costanzi (1900), c’est toutefois trois années après, avec la création française au Théâtre national de l’Opéra-Comique, que Tosca s’impose en Europe. Rapidement étiqueté de drame réaliste, l’opéra de Puccini attire notamment pour deux rôles majeurs : Scarpia, homme de pouvoir qui ne néglige pas la violence, et Tosca, séduisante rôle-titre, qui est prête à tout pour sauver la vie de son amoureux, Cavaradossi, républicain fait emprisonner et torturer par Scarpia. C’est dans une ambiance musicale sombre, riche de tensions et de dissonances, que Puccini mélange des sonorités issues de la sphère religieuse, dans le Te Deum à la fin de l’acte I, d’autres du milieu populaire, tel le chant du berger au IIIe acte.  C’est une Rome corrompue et éternelle que Puccini peint, balançant entre force de séduction et religiosité populaire.  

Docteur en musique et musicologie (Université Jean Monnet, Saint-Étienne et Università di Pavia), Michela Niccolai s’occupe actuellement de l’inventaire des fonds de mises en scène lyriques et des chansons (cabarets, café-concert, music-hall) conservés au Palazzetto Bru Zane. Après deux post-doctorats internationaux, elle enseigne aujourd’hui la mise en scène contemporaine d’opéra à la Sorbonne Nouvelle et est collaboratrice scientifique au LaM ( Université Libre de Bruxelles) et membre associé au laboratoire IHRIM-Lyon 2. Auteur de trois monographies (La Dramaturgie de Gustave Charpentier, Madame Butterfly à Paris et Pelléas et Mélisande : the Staging of Albert Carré), elle a produit de nombreux articles sur l’opéra, la mise en scène et la musique des cabarets en France et en Italie entre XIXe et XXe siècles. Elle a dirigé et codirigé de nombreux ouvrages collectifs autour de Gustave Charpentier, Verdi, L’Orchestre au XIXe siècle, Hector Berlioz, le théâtre musical léger. Elle a réalisé le nouveau catalogue des mises en scène lyriques conservées à la Bibliothèque historique de la Ville de Paris et vient de publier, avec Charlotte Ginot-Slacik, Musiques dans l’Italie fasciste (1922-1943), Paris, Fayard, 2019.

Intervenants

  • Michela Niccolai, conférencière