Musique de chambre

Timbres en fusion

Solistes de l’Ensemble intercontemporain

Ensemble intercontemporainEnsemble intercontemporain © L. Hossepied
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Vendredi 19 février 2016 — 20h30
Amphithéâtre - Cité de la musique

Programme

  • Alfred Schnittke
    Hymn, pour violoncelle, harpe et timballes
  • Nina Senk
    Réflections, pour trompette et piano
  • Yoshihisa Taïra
    Monodrame IV, pour vibraphone
  • Rebecca Saunders
    Behind the Velvet Curtains, pour piano, harpe, trompette et violoncelle
  • William Blank
    Flow, pour trompette, hautbois, harpe, violon et violoncelle

Distribution

  • Solistes de l'Ensemble intercontemporain
  • Jeanne-Marie Conquer, violon
  • Frédérique Cambreling, harpe
  • Philippe Grauvogel, hautbois
  • Clément Saunier, trompette
  • Samuel Favre, percussions
  • Eric-Maria Couturier, violoncelle
  • Sébastien Vichard, piano

Afin de préparer votre venue et de faciliter les contrôles liés au plan Vigipirate renforcé à la Philharmonie de Paris, nous vous remercions de vous présenter aux entrées en avance.



Depuis un siècle, l’attention au timbre transfigure la composition et ce concert témoigne de la variété des approches. Šenk et Taïra juxtaposent les timbres, en quête de contraste et de perspective, tandis que Blank, Saunders ou Schnittke cherchent à réduire la distance entre les instruments pour les faire fusionner, dans un flot de textures sonores métamorphiques.

Plusieurs approches complémentaires de la notion de timbre instrumental se déclinent dans ce programme de musique de chambre allant du solo à la pièce pour petit ensemble. Monodrame IV est le quatrième volet d’une série d’œuvres pour instruments solistes du compositeur japonais naturalisé français Yoshihisa Taïra. Cette pièce dont les timbres contrastés combinent la douceur harmonique et la sécheresse des attaques est devenue un classique du répertoire pour la percussion. Né en 1934 et disparu en 1998, Alfred Schnittke est l’un des compositeurs russes les plus importants de la seconde moitié du XXe siècle. Dans Hymne I, les trois instruments sont concentrés dans leur registre grave et fusionnés grâce aux divers modes de jeu, tandis qu’un choral hiératique s’esquisse mezzo voce dans ces strates de sonorités. Dans Behind the Velvet Curtain (1992), la compositrice anglaise Rebecca Saunders transforme son quatuor à la nomenclature inhabituelle en un véritable méta-instrument aux ressources infinies. La jeune compositrice slovène Nina Senk a étudié la composition à Munich auprès de Matthias Pintscher. Son duo pour trompette et piano joue à la fois des contrastes évidents entre les deux morphologies instrumentales et de leur « réflexion » réciproque plus inattendue. Compositeur et chef d’orchestre suisse, William Blank propose avec Flow une matière fluide où les événements s’enchaînent sans interruption. Les lignes instrumentales sont fortement individualisées et s’entrelacent pour former tantôt une dense polyphonie, tantôt une trame très aérée.
Coproduction Ensemble intercontemporain, Philharmonie de Paris

En lien avec ce concert

Clé d'écoute

Schnittke, Saunders, Senk, Taïra, Blank

Des timbres et des couleurs — 19/02/2016 - 19h45