Programme
Distribution
Programme d’une rare hauteur de vue : à l'ultime sonate beethovénienne répondent les confidences en clairs-obscurs, parsemées de sursauts d’énergie, des derniers cycles pianistiques de Brahms.
Les dernières sonates de Beethoven ne furent jamais jouées du vivant du compositeur – peut-être en raison de leur complexité technique, peut-être aussi de leur difficulté d’écoute. Beethoven évite les architectures conventionnelles, bannit les symétries trop marquées, gomme les frontières entre mouvement lent et finale et revient à une conception en deux ou trois mouvements. Il expérimente de nouveaux modes de développement où le discours se renouvelle sans cesse et où les humeurs les plus diverses alternent avec célérité. Achevée en 1822, la Sonate n° 32 illustre on ne peut mieux ces avancées. L’œuvre ne comporte que deux mouvements et évite les proportions gigantesques de la Sonate op. 106, du Quatorzième Quatuor ou de la Missa solemnis.
Les ultimes contributions que Brahms dédia au piano sont des pièces intensément recueillies. L’intermezzo s’y taille la part du lion. La modestie du terme ne doit pas tromper sur la profondeur des paysages intérieurs qu’ils donnent à voir : nulle part Brahms ne s’est autant épanché que dans ces confessions intimes, qu’il qualifiait lui-même de « berceuses de ma douleur ».
Grande salle Pierre Boulez - Philharmonie
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