Programme
Distribution
Programme d’une rare hauteur de vue : à l’une des plus puissantes sonates de Schubert, au profil beethovénien caractéristique, répondent les confidences en clairs-obscurs, parsemées de sursauts d’énergie, des deux derniers cycles pianistiques de Brahms.
Vraisemblablement conçues comme un tout, les trois dernières sonates de Schubert furent achevées en septembre 1828, deux mois avant sa mort. Ce n’est que dans la deuxième moitié du XXe siècle qu’elles s’imposèrent. Selon Alfred Brendel, la première d’entre elles est porteuse d’un « climat sombre, passionnel, parfois glacial ».
Les ultimes contributions que Brahms dédia au piano sont des pièces intensément recueillies. L’intermezzo s’y taille la part du lion. La modestie du terme ne doit pas tromper sur la profondeur des paysages intérieurs qu’ils donnent à voir : nulle part Brahms ne s’est autant épanché que dans ces confessions intimes, qu’il qualifiait lui-même de « berceuses de ma douleur ».

Grande salle Pierre Boulez - Philharmonie
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