Programme
Distribution
Pour le deuxième volet de son exploration des Brandebourgeois, Masato Suzuki propose l’alliage des trois derniers, pleins d’audace et d’inventivité, avec le bouleversant Notturno de Berio, méditation sur la fragilité de l’art face au mal.
Décidé à faire briller toutes les possibilités du violon, le Concerto brandebourgeois n° 4 est peut-être celui qui se rapproche le plus de la formule du concerto de soliste moderne. Son somptueux Finale constitue un bon prélude au Concerto n° 5, où c’est cette fois le clavecin, habituellement réduit à un rôle de soutien harmonique, qui connaît les feux de la rampe, notamment lors d’une stupéfiante cadence de soliste. Envoûtant, le Concerto n° 6 privilégie le registre grave, avec une saveur archaïque et méditative qui culmine dans le bouleversant Adagio.
Amorcée dans le premier concert, le jeu d’échos entre les Brandebourgeois et l’œuvre de Berio se poursuit avec Notturno. Originellement pour quatuor à cordes, cette pièce de 1993 est une frémissante étude sur le temps musical et la perception du silence, sous-tendue par le sentiment d’un tragique irréversible : c’est en effet un vers de Paul Celan, le poète de la Shoah qui mit fin à ses jours en 1970, que Berio a inscrit en épigraphe de sa partition.

Salle des concerts - Cité de la musique
Découvrir la salleComment venir
Porte de Pantin
M5 Métro ligne 5
3B Tramway 3B