Programme
Distribution
Chaque saison, à la Philharmonie, l’Orchestre de Paris réserve trois concerts aux jeunes de moins de 28 ans. L’imposante pièce de Messiaen dédiée aux morts de la guerre côtoie ce soir les sommets romantiques de la Septième Symphonie de Bruckner.
C’est en 1964 qu’Olivier Messiaen, à la suite d’une commande d’André Malraux qui souhaitait rendre hommage aux morts des deux guerres mondiales, composa l’une de ses œuvres réputées les plus accessibles, Et exspecto resurrectionem mortuorum, pour orchestre de bois, cuivres et percussions métalliques. Composée de cinq parties, cette fresque musicale sur la résurrection (celle du Christ, mais aussi celle de tous les morts) s’ouvre sur un sombre De Profundis et se conclut sur un immense choral de louanges, encadrant des pièces aux rythmes complexes, d’inspiration hindoue, et les chants d’oiseaux chers au compositeur.
L’esprit liturgique demeure présent dans la Symphonie n° 7 d’Anton Bruckner, qui valut au compositeur, en 1884, l’un des rares succès publics de sa carrière, et que Visconti cita plus tard dans son romanesque Senso. Sa rigueur formelle, son utilisation savante du contrepoint, sa solennité en font une partition typique de Bruckner. Poignant, le célèbre Adagio est l’une des plus belles pages du compositeur, dans lequel les cordes graves et les tubas entonnent un thème désolé.
Grande salle Pierre Boulez - Philharmonie
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