Programme
Distribution
Ce 4 novembre, nous apprenons avec une grande tristesse la disparition de Herbert Blomstedt.
Compagnon de longue date de l’Orchestre de Paris, il a marqué le monde de la musique par son immense talent, sa générosité et la longévité de sa carrière. La distribution et le programme du concert seront communiqués dans les prochaines semaines.
On ne saurait rêver meilleure affiche, sous la baguette du légendaire et inaltérable Herbert Blomstedt, que l’ultime symphonie de Haydn, maître classique, et un Sibelius au sommet de sa verve lyrique et de son modernisme secret.
Magistrale, l’ultime symphonie de Haydn fut créée en 1795, avec un immense succès, au King’s Theatre de Londres, ce qui lui valut son surnom. Impeccablement organique, elle repose sur un jeu d’intervalles mélodico-rythmique que l’on retrouve dans les quatre mouvements, prenant tantôt le visage d’un lied, tantôt celui d’un menuet, et se mêlant, dans le superbe Finale, à un thème populaire croate plein de robuste énergie. En contrepoint, la Symphonie n° 5 de Sibelius, composée en pleine Révolution russe, se démarque par un optimisme héroïque et un lyrisme galvanisant. Sibelius s’y montre écartelé entre aspirations modernistes et tradition épique, désir d’épure et sentiment national. Le dernier mouvement, qui est aussi le plus connu, renferme quelques-unes des plus belles inspirations mélodiques du compositeur, et l’un des thèmes est réputé lui avoir été inspiré par l’envol simultané de seize cygnes : surnommé « l’appel du cygne », il a fait l’objet de citations dans de nombreuses chansons pop, mais aussi par Leonard Bernstein ou John Coltrane. Un choral majestueux domine la dernière partie, qui s’achève sur six puissants accords orchestraux, tels des cris, ponctués de silence, lancés à la postérité.
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Grande salle Pierre Boulez - Philharmonie
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