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Alexandre Tharaud, 100 % concertos

Publié le 14 octobre 2020 — par Philharmonie de Paris

© Marco Borggreve

Interpréter quatre concertos d’époques et de styles différents relève du tour de force. Alexandre Tharaud relève le pari en mêlant à Bach et à une des œuvres majeures de Mozart une création du compositeur franco-argentin Oscar Strasnoy.

— Entretien avec Alexandre Tharaud : 100 % Concertos

On va donner quatre concertos. Le premier, c'est le "Concerto n° 5" de Bach, avec ce mouvement lent déchirant.  Je joue l'orchestre aussi en même temps.  Comme je disais, un musicien, c'est quelqu'un qui arrive à triturer le temps, à l'étendre, à le rétrécir.  Et ce mouvement lent nous met tous dans un état d’apesanteur où le temps n'a plus aucune prise sur nous.  C'est une œuvre courte, en trois mouvements, mais qui va ouvrir le concert, qui va amener à Mozart et son concerto truculent, le "Jeune homme".  Encore un concerto de jeunesse, on peut dire.  Son neuvième, mais il est très jeune alors, qui est, par contre, le premier grand concerto de l'histoire.  Avec une forme... obèse.  En trois mouvements, mais qui se...  Dans le 3e mouvement, un menuet arrive en plein milieu et puis, repart.  C'est une œuvre fascinante parce qu'elle explose tous les codes du concerto.  Par sa forme, ses trouvailles, son orchestration, la place de l'orchestre, celle du pianiste, qui a de très grandes cadences.  Je vous joue le début du dernier mouvement.  De joie, de jeunesse, d’adolescence, mais qui laisse place parfois en une fraction de seconde à quelque chose de très noir. C'est un opéra, ce concerto.  Nous reviendrons à Bach avec le "Premier Concerto".  Enfin, tout le monde connaît.  Ou quasi tout le monde.  C'est un concerto plus vaste que le premier.  Il va être le prélude à une création française, une première française, le concerto d'Oscar Strasnoy, que j'ai créé au Canada et en Suisse. Mais ce sera la première française.  



Précurseur du genre, Johann Sebastian Bach a écrit treize concertos pour un, deux, trois ou quatre claviers. Plusieurs sont des transcriptions de concertos pour violon, tel probablement le Premier Concerto, une œuvre populaire depuis le XIXe siècle : Mendelssohn le jouait et Brahms a composé une cadence à son intention. Le Largo épuré du Cinquième Concerto provient sans doute d’un concerto pour hautbois aujourd’hui perdu. Daté de 1777, le Concerto « Jeunehomme » de Mozart tire son surnom de la musicienne française (qui s’appelait en fait Victoire Jenamy) à qui l’œuvre est dédiée.  Son ampleur inédite, sa richesse et sa virtuosité en font un jalon important dans la série miraculeuse des vingt-sept du compositeur autrichien.

 

— Kuleshov, concerto pour piano de Strasnoy