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Saison 2020-21 : la mosaïque iranienne

Publié le 25 février 2020 — par Jérôme Provençal

© D.Dailleux / VU

Rayonnant depuis plusieurs millénaires sur un vaste territoire dont l’Iran moderne constitue le centre, la musique persane s’est épanouie au fil du temps en de multiples courants. Petit survol de ces mondes fascinants et de ces inépuisables sources de ravissement que constituent les musiques d’Iran.

© D. Dailleux / VU

Le week-end démarre vendredi 26 mars (20h30, Cité de la musique) avec un concert en forme de voyage à travers l’Iran d’aujourd’hui. Mosaïque de cultures et d’ethnies, le pays — dont la superficie équivaut environ à trois fois celle de la France — révèle, d’une région à l’autre, plusieurs grandes traditions populaires. Portées par des interprètes jeunes ou reconnus, quatre de ces traditions sont ici présentées.

La musique bakhtiari, de la région montagneuse du Lorestan, se transmet par la voix vibrante du chanteur aveugle Musa Mousavi.

Empreinte d’une forte dimension spirituelle, en quête d’états de transe, la musique du Baloutchistan se déploie à travers un quatuor mené par Mohammad Ali Hassan, dont le chant s’enlace avec des instruments à cordes traditionnels tels que le sorouz (proche de la cithare) et le robab (sorte de luth).

S’accompagnant elle-même au tanbur (autre sorte de luth), la jeune chanteuse Donya Kamali — qui fait par ailleurs partie du groupe Nishtiman Project — porte, quant à elle, avec une ferveur très communicative la musique du Kurdistan iranien, tendue vers la béatitude.

Plus rustique mais non dépourvue d’intensité lyrique, la musique turkmène s’incarne en beauté dans un trio de la province de Golistan conduit par le jeune prodige Oghlan Bakhshi, à la fois chanteur et joueur de dotar (luth à manche long et à deux cordes).

 

Samedi 27 mars (17h, Cité de la musique), un concert de Bakhshi Gol Afrouz, virtuose joueur de dotar originaire de la région du Khorassan, permet de pénétrer plus avant dans l’univers envoûtant des Bakhshis, bardes du nord de l’Iran.

La traversée du continent musical iranien se poursuit le même jour (20h30, Philharmonie) avec un concert qui met en résonance deux remarquables chanteuses, Yulduz Turdiyeva et Sahar Mohammadi, chacune d’elles véhiculant une grande tradition classique.

Nouvelle étoile d’Asie centrale, venant de la région de Boukhara, au sud-ouest de l’Ouzbékistan, Yulduz Turdiyeva explore avec éclat divers répertoires, savants ou populaires, et resplendit particulièrement dans l’art raffiné du shash maqâm (la musique classique ouzbèke).

Révélée dès l’âge de 21 ans, Sahar Mohammadi, aujourd’hui à peine la trentaine, apparaît comme l’une des figures les plus importantes de la musique vocale classique iranienne. Capable de subtiles et profondes modulations, son chant d’une rare puissance expressive a déjà conquis un large public à l’échelle internationale.

Ce dense et chatoyant week-end s’achève dimanche 28 mars (16h30, Philharmonie) avec un concert donnant à entendre deux représentants éminents du chant persan traditionnel, Shahram Nazeri et Homayoun Shadjarian. Surnommé « le rossignol persan », Shahram Nazeri est l’un des grands maîtres iraniens du chant persan traditionnel, art classique auquel il confère une étincelante modernité sans en altérer la pureté émotionnelle. En activité depuis les années 1970, il a donné des concerts dans le monde entier avec des orchestres ou des petites formations.

 

Jérôme Provençal

Jérôme Provençal écrit sur (presque) tout ce qui est essentiel à la vie : la musique, la danse, le cinéma, le théâtre, les arts plastiques, la littérature. Il est le collaborateur régulier des Inrockuptibles, de Politis, de New Noise et d’Art Press.

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