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La collection d’instruments coréens anciens du Musée de la musique

Publié le 21 octobre 2026 Lecture 20 min

— Tambour yonggo - © Julie Toupance. Musée de la Musique - Philharmonie de Paris

Les 5 et 6 septembre derniers, les musiciennes du duo expérimental coréen MUL ont fait retentir le saenghwang et le taegum au Musée de la musique. La veille, elles découvraient dans le laboratoire du Musée la précieuse collection d’instruments coréens acquis à l’occasion de l’Exposition universelle de 1900. Une visite qui prolonge le fil musical tendu entre la Corée et la France depuis 126 ans, une histoire encore loin d’avoir livré tous ses secrets.
— La collection d'instruments coréens du Musée de la musique. Avec Thomas Guindeuil et le duo MUL © Laurent Sarazin - Imaginé productions

Le Musée de la musique conserve un groupe d'instruments historiquement significatifs, des instruments coréens, qui ont été acquis en 1900, à la fin de l'Exposition universelle de Paris. Ils font partie des instruments coréens les plus anciens conservés dans le monde. Il n'y en a pas beaucoup en Corée qui ont le même âge, il y en a quelques-uns aux USA, et donc ici, il y a un groupe assez important qui a en plus la particularité, et on le voit ici, de survoler les catégories d'instruments : on a des instruments à vent, des instruments à cordes, des instruments à percussions. L'ensemble résultait de toute évidence d'une volonté d'illustrer la totalité des répertoires de la musique en Corée, à l'époque de l'Exposition universelle : musique de cour, musique populaire, ensembles musicaux. On peut reconstituer un orchestre de cour, on a les instruments pour ça. En discutant ici, on a vu qu'on avait des instruments de musique populaire, à côté d'instruments de cour. On peut penser notamment aux sitars qui sont ici. Donc on illustre bien tous les répertoires. C'est un groupe d'instruments qui interpelle beaucoup aujourd'hui, du fait de sa signification historique. Il y a bien sûr le moment politique, le moment dans lequel la Corée indépendante, on parle à l'époque de l'Empire de Corée, gouverné par l'empereur Gojong, participe à ces grands événements internationaux : Exposition universelle, relations diplomatiques tous azimuts, qui servent essentiellement à assurer l'indépendance de l'Empire. On peut se poser la question, est-ce qu'à ce moment-là, la Corée cherche pas aussi à affirmer une forme de "coréanité" à travers ces instruments et pourquoi pas à travers cet ensemble d'instruments ? Néanmoins, ça pose beaucoup de questions aujourd'hui, des questions de recherche, des questions scientifiques. Des choses qui sont pas complètement élucidées. Comme ces instruments ont été offerts à l'occasion d'une Exposition universelle, la question se pose de savoir si ce sont de vrais instruments, ou des objets qui ont été faits pour être exposés. A priori, sur cette question-là, on a quand même des éléments de réponse. Je peux peut-être éventuellement le montrer ici, on a quand même ce qu'on pourrait supposer être des traces de jeu. Par exemple, sur ce daegeum, autour des trous. Donc, potentiellement, c'est un instrument qui a été joué. Les tambours ont aussi des marques, donc on a des éléments qui montrent qu'ils ont été utilisés. On s'est rendu compte que ces instruments-là n'avaient pas eu exactement les mêmes trajectoires, ni la même vie. On le voit quand on compare les tambours, on voit qu'ils ne sont pas tous dans le même état. Or en fait, on a une photographie, c'est quand même une chance, on a une photographie de la collection quand elle était exposée dans le pavillon et on se rend compte notamment que l'un des tambours était déjà abîmé, que son bois avait travaillé, et ça veut dire que cet instrument-là est arrivé avec déjà une vie. Il est sûrement plus ancien que sa date de donation. Ces éléments-là, aujourd'hui, on essaie de les mettre ensemble. On essaie de centraliser toutes les expertises qu'on peut trouver sur ces instruments pour les situer dans une histoire de la musique en Corée. L'objectif, c'est de savoir si ces instruments sont représentatifs d'un moment de standardisation des instruments de musique en Corée ou, au contraire, d'un moment d'innovation. On va aussi chercher, on espère réussir à avoir ces informations-là, des informations sur leur facture, sur la façon dont ils ont été fabriqués. On se pose évidemment des questions sur leur qualité, leurs standards de fabrication. Tout un tas de questions qu'on explore avec les collègues coréens, notamment, et avec tout un tas d'expertises.

Cet instrument est un daegeum, une flûte coréenne. Elle est fabriquée en bambou, et c'est une flûte traditionnelle. Elle comporte plusieurs trous, une embouchure, six trous de jeu pour les doigts, et deux trous pour les accords. Et il y a aussi un trou très spécial ici. Avec une membrane très fine qui le recouvre. Cette membrane s'appelle "Cheong" en coréen. C'est un morceau de la pellicule intérieure du roseau. Regardez, ça ressemble à ça. Ça vient du roseau. On colle cette membrane sur le trou et ça sonne le son très caractéristique du daegeum. Cet instrument est né il y a plus d'un millénaire, durant la période du Silla unifié Ici, nous en avons trois. Celui-ci est le daegeum de la Philharmonie. Et ces-deux-là sont à moi. Nous avons... Normalement, nous avons deux types de daegeums selon le genre de musique. Celui-ci est pour la musique de cour. Et celui-ci, je pense que c'est pour la musique folklorique. Quant à celui-ci, il est très récent. Nous l'utilisons cette flûte pour la musique orchestrale. Pour accompagner les instruments occidentaux. Le daegeum propose différentes textures sonores : des sons profonds, des sons parfois très forts, ou très délicats et doux. Normalement, la tige de bambou n'a qu'une seule rainure, d'un seul côté. Mais pour en faire un instrument, on a besoin de... Il faut... Il faut trouver... un bambou avec deux rainures, de chaque côté. Comme ici. Une... et deux. Donc, dans une forêt de bambous, on doit trouver... un bambou avec des rainures de chaque côté. Et ça, c'est une racine. Donc, naturellement... la tige a grandi vers le haut. On a coupé en bas, et on a pu fabriquer un instrument. On utilise des daegeums avec des embouchures plus grandes pour la musique folklorique, parce qu'on doit jouer avec plus de vibrations et plus d'expression pour la musique folklorique. C'est pour ça que... l'embouchure est plus grande. Et pour la musique de cour, qui est beaucoup plus... beaucoup plus calme et plus fluide... on a des daegeums plus longs. Les daegeums de cour sont plus longs que ceux pour la musique folklorique, et leur embouchure est plus petite. Actuellement, j'utilise cet instrument pour la musique écrite et pour l'improvisation. Aujourd'hui, on joue toujours de la musique traditionnelle avec ces daegums. Mais maintenant, ce qu'il faut, c'est développer le répertoire, avec plus de compositeurs et de musiciens qui pratiquent cet instrument. Moi, aujourd'hui, j'utilise les deux types de daegeums, car cela me permet d'exprimer la "grammaire" de musique traditionnelle, et d'un autre côté, je me sers des différentes textures sonores et des techniques de tenue du son pour improviser et pour m'exprimer. Cette flûte est un danso. C'est un instrument très commun, très populaire. Il sert aussi bien pour la musique de cour que folklorique. Beaucoup de gens, adultes comme enfants, peuvent en jouer. C'est très commun. De nos jours, à l'école élémentaire, les élèves étudient le danso. Le son est plus aigu que celui du daegeum, il a quatre trous de jeu et un cinquière derrière le corps de la flûte. C'est fabriqué en bambou. Et ce n'est pas une flûte traversière, c'est une flûte droite.

Ça, c'est un piri, un instrument à vent traditionnel coréen. Il est fabriqué en bambou. Et il a... À l'origine, il y avait une double hanche, elle aussi en bambou. On a placé cette hanche dans le corps en bambou, et on joue comme ça. Le piri compte 7 trous à l'avant et un derrière. Cet instrument est assez petit, mais il produit un son fort et expressif. Il joue normalement le rôle mélodique au sein de l'orchestre. Nous avons 3 types de piris en Corée. Le premier est le Hyang piri, et le deuxième est le Se piri. Et le troisième est le Dang piri, mais il n'y en a pas ici. Le Se piri est... Il est plus fin et plus petit que le Hyang piri. Donc c'est pour de la musique d'intérieur, ou la musique d'ensemble avec des instruments à cordes. Le Hyang piri et le Se piri sont utilisés pour la musique de cour et la musique folklorique, mais le Se piri est plus utilisé pour accompagner un chanteur. C'est un genre musical qu'on appelle "jeongak". On appelle ce genre de musique "pungryubbang", de la musique de chambre. Voici d'abord un Hyang piri qui a un siècle, et ça, c'est le mien. On voit qu'ils sont vraiment similaires. La seule différence, c'est l'espacement entre les trous et la longueur. Ce Hyang piri est pour la musique contemporaine. Et je pense que ce piri-là est pour la musique folklorique. À cause de l'espacement des trous et de sa longueur. C'est surtout pour le sanjo ou le minyo, des musiques folkloriques coréennes que nous utilisons ce genre de piri. Cet instrument, c'est le saenghwang. En Chine, on l'appelle le sheng. Et il y a un instrument similaire au Japon, le shō. Ce type de saenghwang est en fait développé en Chine. Ça, c'est une version moderne. Il contient 37 pipes dans un corps. On peut produire des harmonies. Chaque tube de bambou contient une hanche. Selon les trous que je bouche, je vais produire différents sons. Il a des clés. Et des trous. Ça permet de réaliser des techniques propres à la musique contemporaine mais aussi de jouer de la musique traditionnelle. En fait, aujourd'hui en Corée, on a très peu de répertoire pour le saenghwang. Mais... Il y a une pièce instrumentale très connue qui s'appelle "Suryongum", pour les saenghwangs à 17 tubes. Beaucoup de compositeurs et de musiciens adorent cet instrument, aujourd'hui. Parce qu'il peut produire des sons très purs et aussi de la musique rythmique.

Dans les années 2010, ces instruments ont été exposés en Corée, pour la première fois, à l'occasion de deux expositions. Et ils retourneront à la fin de l'année en Corée, dans le cadre d'une exposition qui touche à cette période très particulière qui est la participation de l'empire de Gojong, de l'empire coréen, à ces grands événements internationaux que sont les Expositions universelles. On est dans un moment particulier pour l'histoire de la Corée. C'est un moment d'indépendance. La Corée est indépendante depuis peu de la Chine, à ce moment-là. On sait, et elle ne le sait pas encore hélas, mais elle va être annexée par le Japon quelques années plus tard et c'est déjà une situation de risque. On est déjà dans une situation de tension extrême en Corée à cette époque-là. Et donc évidemment, cette période-là parle beaucoup aux Coréens aujourd'hui. D'où l'intérêt pour les objets qui viennent de cette période. Ces objets seront exposés à la fin de l'année au Palais National de Corée, dans le cadre d'une exposition où seront rassemblés un certain nombre d'objets qui ont été exposés à Paris en 1900. Parce qu'il s'agit ici d'instruments de musique, mais il y a d'autres objets qui sont dans d'autres musées. On a des objets décoratifs au Musée Guimet, des armes qui sont au Musée de l'Armée, etc.

Le don coréen de l’Exposition universelle de 1900

Le Musée de la musique conserve quinze instruments coréens anciens, offerts par la délégation coréenne à la fin de l’Exposition universelle de Paris en 1900. L’inventaire mentionne l’entrée de dix-sept « instruments de musique de l’Empire de Corée » (deux conques sont aujourd’hui perdues). La collection inclut notamment l’un des plus anciens taegum connus, une flûte traversière basse fabriquée en bambou, percée de six trous de jeu et dotée d’un mirliton (trou recouvert d’une fine membrane servant à enrichir le timbre). Cet instrument, qui a probablement été joué, semble être de très bonne facture. Aujourd’hui exposé dans le parcours permanent du Musée, il cohabite avec deux autres pièces issues de la même collection : un superbe tambour yonggo en tonnelet aux décors floraux, instrument des parades militaires et des danses, et une flûte verticale à encoche tanso, percée de quatre trous, prisée du répertoire courtisan.

Flûte taegum
— Flûte taegum - © Julie Toupance. Musée de la Musique - Philharmonie de Paris
Le « prince » Min Yeong-chan
— Le « prince » Min Yeong-chan - © Source gallica.bnf.fr / BnF

Les étiquettes apposées sur les instruments indiquent qu’il s’agit d’un don de Min Yeong-chan (1873-1950), président d’honneur de la commission impériale de la délégation coréenne à l’exposition de Paris. La collection d’instruments coréens constitue un fragment d’un ensemble plus vaste d’objets, comprenant notamment d’importantes donations au Musée national des arts asiatiques - Guimet et au Musée des Arts et Métiers. La présence de ce patrimoine instrumental en France est le témoin d’un moment particulier de l’histoire politique et diplomatique de la péninsule.

Un tournant pour l’histoire de la Corée

Les deux dernières décennies du XIXe siècle marquent pour la Corée la fin d’une longue période isolationniste et une recherche de reconnaissance internationale. En 1897, l’Empire coréen est proclamé par le roi Gojong, actant la fin de la suzeraineté chinoise sur la péninsule. Cette affirmation de souveraineté est la conséquence de la victoire du Japon dans la première guerre sino-japonaise (1894-1895), qui ouvre aussi la voie à une plus grande ingérence du Japon. Ce dernier annexera formellement la péninsule en 1910.

La période d’ouverture des années 1880-1890 est marquée par une intense activité diplomatique de la Corée. Le premier représentant de la France, Victor Collin de Plancy, arrivé pour la première fois en Corée en 1887, et son traducteur Maurice Courant, vont œuvrer pour faire connaître le pays en France. Si le second est le véritable père des études coréennes en France, le premier est un faiseur de collections. Entre 1887 et 1888, il a offert six instruments chinois au Musée instrumental du Conservatoire, ancêtre du Musée de la musique, probablement acquis alors qu’il était consul à Shanghai. La collection d’objets coréens qu’il donnera ensuite au musée Guimet (alors musée des Religions), entre 1887 et 1896, ainsi que son appui aux collectes de Charles Varat, envoyé du ministère de l’Instruction publique, ont joué un rôle fondateur dans la constitution du département coréen de l’institution.

Galerie coréenne du Musée Guimet
— Galerie coréenne du Musée Guimet

Une histoire redécouverte

La participation de la Corée à l’Exposition universelle de 1900 s’inscrit dans une dynamique engagée quelques années plus tôt. Le royaume a participé à l’Exposition universelle parisienne de 1889 avec un modeste étal, puis en 1893 à l’Exposition de Chicago. À cette occasion, plusieurs objets ont été laissés aux États-Unis, parmi lesquels des instruments de musique aujourd’hui conservés au Peabody Essex Museum de Salem (Massachusetts). Dès cette année, les diplomates français pressent les services de l’empereur d’anticiper la participation du royaume à l’exposition de 1900. Collin de Plancy, de retour en poste en 1896 après une absence de six ans, pousse la Corée à la mise en place d’une commission mixte franco-coréenne de suivi des travaux. Le projet vise cette fois à doter la Corée d’un pavillon. Malgré des péripéties, il est finalement construit par l’architecte français Eugène Ferret, probablement avec l’aide des ouvriers coréens arrivés avec la délégation de Min Yeong-chan. Inspiré par le palais de Gyeongbok, il sera remarqué par les chroniqueurs de l’exposition. À sa fermeture, les pouvoirs publics proposent aux délégations étrangères d’offrir des collections d’objets aux musées français. Dans la foulée, le Musée instrumental du Conservatoire enregistre le don. Les instruments apparaissent sur un cliché de l’intérieur du pavillon.

Le pavillon coréen à l’Exposition universelle de Paris en 1900
— Le pavillon coréen à l’Exposition universelle de Paris en 1900 - © Source gallica.bnf.fr / BnF

Aujourd’hui, cette histoire résonne puissamment dans la péninsule, où la colonisation japonaise qui suivit a laissé un profond traumatisme. Ces dernières années, plusieurs expositions ont présenté en Corée du Sud les objets laissés en France en 1900. Après le premier prêt au musée de l’Université de Corée à Séoul en 2006, les instruments coréens du Musée de la musique furent au cœur d’une exposition au Centre national des arts vivants Gugak en 2012 (qui a offert au musée un groupe d’instruments modernes en 2016), puis au Musée d’histoire de Séoul en 2012-2013. À la fin de l’année 2026, les instruments seront à nouveau exposés au musée du Palais national.

De nouvelles questions 

Rare témoignage de la facture instrumentale coréenne du XIXe siècle, ce groupe instrumental soulève plusieurs questions. Comment l’ensemble a-t-il été constitué ? Quelle période de l’histoire de ces formes instrumentales reflète-t-il ? Les archives diplomatiques françaises évoquent une commande royale, mais également une collecte de pièces anciennes. La collection illustre les différents genres musicaux alors répandus dans la péninsule, notamment le kagok, chants de poèmes lyriques accompagnés d’un quintette composé d’un komung’o (cithare sur table à six cordes et seize frettes, proche du guqin chinois, jouée à l’aide d’un petit bâton de bambou), d’un petit hautbois (sepiri), d’une vièle à deux cordes (haegum), de la flûte basse taegum et d’un tambour double en sablier changgo (aujourd’hui fragmentaire). 

Cithare komung’o
— Cithare komung’o - © Julie Toupance. Musée de la Musique - Philharmonie de Paris

On y trouve également le kayageum (cithare sur table à douze cordes et chevalet mobile proche du guzheng chinois et du koto japonais, toujours très populaire en Corée), et le yanggum (cithare sur caisse d’introduction relativement récente en Asie orientale, forme probablement dérivée du santur persan). Si l’ensemble atteste incontestablement des circulations des formes instrumentales en Asie, il pourrait également résulter d’un geste politique visant à affirmer l’existence d’une palette musicale proprement coréenne.

L’ensemble ne peut en tout cas pas s’envisager d’un seul bloc, car nous savons aujourd’hui que tous ces instruments n’ont pas eu le même parcours. Un tambour (k’enne) comporte des traces de déformation, déjà attestées par la photographie de 1900. Marie-Anne Loeper-Attia, chargée de conservation préventive et curative des collections du Musée de la musique, attribue cette déformation sans bris au travail du bois. Ce tambour a donc eu une vie antérieure à l’exposition. Un plus petit tambour sur cadre (tejian kama) porte la trace certaine d’un réemploi de peau, fait d’autant plus intéressant que ces peaux, cloutées au bois, sont bien celles qui sont arrivées en France en 1900.

Tambour k’enne
— Tambour k’enne - © Julie Toupance. Musée de la Musique - Philharmonie de Paris

Le restaurateur-conservateur Leon Sim, du Centre de conservation du patrimoine de Singapour, en stage au Musée de la musique en ce début d’année, a en effet relevé sur les peaux de deux tambours des transferts d’encre de caractères imprimés chinois. Il s’agit de la trace de l’emballage de transport des instruments. Les deux instruments sont en cours de datation au carbone 14 auprès du Centre de recherche et de restauration des musées de France. L’histoire de ces instruments, avant l’Exposition universelle, commence tout juste à s’écrire.