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Zimzam et le Grossilence #7 - La liberté

Mais où est passé le Grossilence ? Fatigué de le chercher, Zimzam n’a plus qu’une idée en tête : rentrer à la maison.

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Zimzam est fatigué de chercher le Grossilence.  Essoufflé, il s’assoit sur un rocher et sanglote :

« Tout le monde se moque de moi et Grossilence n’est plus là ! »

 

Au bout de quelques instants, il se relève et époussette ses vêtements.

 « Je dois sortir de cette forêt et retrouver ma maison, dit-il. C’est beaucoup trop dangereux de rester ici sans Grossilence… »

 

Pauvre Zimzam… Je crois qu’il a raison… mais où se trouve la sortie ?

Zimzam avance sur le sentier. La forêt est muette, on n’entend que le léger crissement de ses pas sur les feuilles…

Mais… tiens, qu’est-ce que c’est ? Il y a comme une grande lumière qui danse derrière les arbres … Peut-être indique-t-elle la fin de la forêt ?

Zimzam s’approche un peu : la lumière paraît de plus en plus forte… Ça ne peut pas être le soleil, il fait un jour tout gris…

 

« Grossilence… », appelle doucement Zimzam pour se rassurer.

 

Mais il n’y croit plus vraiment.

 

Une voix caressante comme un souffle de vent lui répond :

« ZIM ZAM… »

 

« C’est toi, Grossilence ? » s’écrie Zimzam.

 

Et le Grossilence se met à lui parler !

 

« Oui, petit voleur, répond-il. J’appartiens à cette forêt, la forêt sonore… Et toi, tu m’as capturé, tu as voulu faire taire la musique, tu as voulu la changer, tu as voulu te moquer d’elle, tu as voulu la réduire à une toute petite chose … »

 

Le Grossilence fait tant de reproches qu’elles ne semblent pas avoir de fin ! Et il y a même d’autres voix qui parlent avec lui !

Zimzam est atterré : il a l’impression que chaque mot l’enfonce dans le sol à coup de marteau ! Il gémit :

 

« Ooooh, toutes ces paroles méchantes, ça fait des douleurs dans mon petit corps ! Mes petits os cliquètent, mes petites dents claquètent, mes petites oreilles clochettent, ma petite bouche soufflète, ma petite tête tempête, mon petit cœur toquète… oooh, mon cœur ! Je suis triste ! »

 

S’il te plaît… dis « je suis triste » avec moi au Grossilence pour qu’il soit gentil… Un, deux, trois : JE SUIS TRIIIIIISTE ! JE SUIS TRIIIIIISTE !

 

Mais, le Grossilence conclut soudain d’un ton joyeux :

« Pourtant, la musique t’aime ! »

Zimzam se sent maintenant revigoré ! Le Grossilence lui a dit une parole très belle !

 

Tout content, il remarque seulement maintenant la musique que joue la forêt … et ça le fait rire !

 

« J’avais tellement de chagrin, s’exclame-t-il, que je ne pouvais plus rien entendre ! Mes petites oreilles se sont fermées avec la tristesse…»

 

C’est une musique différente des autres… avec des notes… en plastique ? Électroniques ? Elle le soigne, elle le console… et lui donne tant d’énergie qu’il a soudain envie de courir, de courir…

 

La musique semble l’aspirer vers la lumière qu’il voit toujours danser derrière la ligne des arbres. Alors Zimzam galope, vole dans sa direction et se dit, heureux : « Mon petit corps, c’est du rythme ! Il n’y a plus rien qui fourchette à l’intérieur ! La musique, ça fait du bien ! Pas besoin de Grossilence !»

 

Quand Zimzam atteint la lumière, il sort enfin de la forêt ! un grand ciel l’attend, bleu, immense, de l’autre côté des arbres. La musique s’est évanouie mais Zimzam la sent encore gambader dans son corps. Il n’ose pas se retourner vers la forêt, alors il regarde tout droit devant lui.

 

Mais… comment va-t-il retrouver sa maison maintenant ?

 


Raconté par Marion Rampal, écrit par Karine Chaunac, réalisé par Marie Guérin

 

L’œuvre à écouter :

Around the world, Daft Punk

Le Magazine