Programme
Distribution
Américains d’origine russe ou Russe bloqué par la guerre aux États-Unis : c’est à un passionnant va-et-vient que nous invite ce programme, où retentit également, comme dans toute cette saison de l’Orchestre de Paris, une Fanfare de Joan Tower.
À l’origine de Quiet City, il y a une musique de scène composée par Aaron Copland, en 1939, pour une pièce d’Irwin Shaw portant sur le parcours d’un homme arriviste mais tourmenté par sa conscience. Au carrefour de multiples influences, dont celle du jazz, Copland partageait avec Gershwin le fait d’être issu d’une famille modeste d’émigrés russes : elles sont bien perceptibles dans le célèbre Concerto en fa, où l’énergie syncopée du Charleston, à la mode de Broadway, fusionne avec des échos de Tchaïkovski et Rachmaninoff.
New-York, toujours, puisque la troisième des Fanfares de Joan Tower, tout en lyrisme et en puissance cuivrée, fut composée, en 1991, pour célébrer le centenaire du mythique Carnegie Hall. Enfin, c’est également aux États-Unis, à Philadelphie, que furent créées les Danses symphoniques, testament orchestral de Rachmaninoff. Issu d’un ballet inachevé intitulé Les Scythes, les trois mouvements, à l’origine intitulés Jour, Crépuscule et Minuit, allégorisent les trois âges de la vie. Mais indépendamment de cette clé de lecture, c’est bien sûr la danse, gracieuse, ironique ou endiablée, qui est au cœur de cette éblouissante page de musique.

Grande salle Pierre Boulez - Philharmonie
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