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Deux figures voisinent sur cette affiche : celle, souveraine, de Bach, avec l’énergie galvanisante des Concertos brandebourgeois, et celle, kaléidoscopique, de Schubert, dont s’empare, comme d’un matériau précieux, l’imaginaire de Berio.
Dû au musicologue Philipp Spitta, le nom de « Brandebourgeois » désigne un ensemble de six Concerti grossi composé par Bach entre 1718 et 1720, destiné à exhiber toute la richesse et la variété de son art : la rhétorique musicale et l’alchimie des timbres y atteignent des sommets. Le Concerto n° 1 se caractérise par son style « de chasse », lié à l’emploi des cors, par le rôle accordé au violino piccolo et par la présence d’un Menuet conclusif. Marqué par le goût italien, le Concerto n° 2 fait la part belle à une trompette virtuose, qui s’estompe cependant dans l’Andante au profit du hautbois. Aventureux, le Concerto n° 3 joue de puissants contrastes de pupitres sans craindre de voyager entre les tonalités.
Mais après la figure tutélaire de Bach, c’est celle de Schubert qui monte en scène, du moins telle qu’elle est diffractée par le regard de Luciano Berio. À la fois expérimentation et hommage, Rendering (1990) est en effet un travail accompli à partir des brouillons et esquisses laissées par Schubert, non pas dans l’esprit d’une « restauration » antiquaire mais dans celui d’une respectueuse interprétation moderne.

Salle des concerts - Cité de la musique
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