Programme
Distribution
Des ténèbres schubertiennes au pointillisme de Webern, en passant par la splendeur du chant mozartien, c’est un programme contrasté que nous offre ce concert. Un dénominateur commun cependant, et non des moindres : la passion des timbres instrumentaux !
Pur chef-d’œuvre mozartien, la Symphonie concertante pour violon et alto constitue un jalon du style classique, et contribua à conférer à l’alto, dont le timbre riche et sombre devait tant séduire la génération romantique, un rôle d’instrument soliste. Entre un Allegro solennel et un Finale lumineux, son Andante déploie une mélodie inoubliable, poignante, et ourlée de silences que soulignent la respiration des deux solistes.
À ce chant éperdu, en puissant contraste, succèdent les minimalistes Cinq Pièces de Webern, composées entre 1911 et 1913. Authentiques aphorismes musicaux, elles constituent une démonstration des pouvoirs de la Klangfarbenmelodie (« mélodie de timbres »), utilisant les couleurs orchestrales à la manière d’une peinture pointilliste.
Contraste encore, puisque leur répond l’une des pages les plus illustres du répertoire symphonique : « L’Inachevée » de Schubert, dont nul ne peut oublier le célèbre début ténébriste, strié comme une aube par le thème du hautbois. Deux mouvements, donc, pour ce chef-d’œuvre auquel on aurait tort de penser qu’il manque un Finale, tant ses réserves expressives, allant de la tendresse à la tragédie, demeurent inégalées.

Grande salle Pierre Boulez - Philharmonie
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