Programme
D’une mélodie touchante et bucolique, dont Francis Blanche proposa une charmante parodie, Schubert a tiré une partition de grande ampleur, devenue une pierre de touche du répertoire chambriste.
Qui ne pourrait fredonner la mélodie de La Truite, symbole par excellence de la nature et de l’éternelle jeunesse ? C’est sur un sur un poème de son quasi-homonyme Christian Schubart, évoquant le trouble des premiers émois amoureux, que Schubert composa son fameux Lied Die Forelle (La Truite) La vie frétille dans la joyeuse liquidité d’une mélodie faussement simple, inspirée au compositeur par les environs agrestes de la ville autrichienne de Steyr.
Très vite, le jeune Schubert – il n’a que 22 ans – cède à la pression de ses amis, dont le baryton Johann Vogl, pour se lancer dans une partition plus ambitieuse. Ce sera le fameux Quintette, « La Truite », avec contrebasse, qui demeure l’un des symboles de la musique partagée et dont les cinq mouvements, gorgés de joyeux lyrisme, nous entraînent dans le labyrinthe des modulations schubertiennes. C’est dans le quatrième mouvement que réapparaît la mélodie du Lied, qui fait alors l’objet d’une série de variations : après avoir été diffractée entre les divers instruments, elle revient à la surface, irisée de gouttelettes pianistiques, dans toute sa radieuse énergie.

Le Studio - Philharmonie
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