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Fruit d’un travail acharné, la Missa solemnis est l’une des dernières partitions de Beethoven et celle qu’il considérait comme sa « plus belle œuvre ». Très personnelle, travaillée par le doute, elle résonne comme un hymne de paix universel.
Commencée en 1818, partiellement créée en 1824, mais seulement publiée en 1827, la Missa solemnis valait la peine d’attendre. Chargé d’écrire une messe d’intronisation pour son protecteur et ami l’archiduc Rodolphe – qui vient d’être élu prince-archevêque d’Olmütz –, Beethoven se voit rapidement dépassé par les proportions monumentales de la partition qu’il envisage. Enfin achevée, l’œuvre conquiert aussi bien les mécènes que le public. Elle ne tardera pas à prendre place au panthéon des pièces liturgiques, aux côtés de la Messe en si de Bach et du Requiem de Mozart.
Loin de se soumettre à un genre, Beethoven invente ses propres cadres. Même s’il adopte le plan traditionnel de la messe, il mêle sans cesse le style sacré avec une dramaturgie symphonique. Attentif à chaque mot du texte, il veille à ce que la musique en souligne le sens, à l’image du superbe chant du violon dans le Benedictus. Composée à une période particulièrement éprouvante pour le compositeur, qui est alors presque entièrement sourd, la Missa solemnis est une œuvre de doute et d’espoir, où l’élan spirituel rejoint une foi ardente en l’humanité.
Grande salle Pierre Boulez - Philharmonie
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