Programme
Distribution
En filigrane de ce concert de l’Orchestre de Paris placé sous la direction de Riccardo Chailly, les amants de Vérone. Roméo et Juliette inspirent aussi bien Prokofiev que Tchaïkovski ou Bernstein.
Voilà quelques années que Riccardo Chailly, directeur musical de La Scala ainsi que de l’Orchestre de Lucerne, n’avait pas dirigé les musiciens de l’Orchestre de Paris. Il les retrouve avec un programme qui semble taillé sur mesure pour lui. Friand du répertoire russe (qu’il avait déjà mis à l’honneur en mars 2026 à la Philharmonie avec la Filarmonica della Scala), Chailly est particulièrement réputé pour ses interprétations de Prokofiev. Son sens rythmique, son énergie et sa capacité à différencier les plans orchestraux font merveille dans la première suite extraite par Prokofiev de son ballet Roméo et Juliette, qui s’achève sur la scène saisissante de la mort de Tybald. Plus de soixante ans avant Prokofiev, Tchaïkovski, lui aussi inspiré par le drame de Shakespeare, avait composé un poème symphonique qui est l’une de ses œuvres les plus emblématiques, et dont le « thème de l’amour » représente un sommet lyrique. L’inspiration shakespearienne se prolonge de l’autre côté de l’Atlantique, avec les Danses symphoniques de West Side Story de Bernstein, transposition de l’histoire des Montaigus et des Capulets dans un quartier pauvre de l’Ouest new-yorkais. Très colorée, portée par l’esprit de la danse et le sens du rythme, cette partition voisine avec une autre œuvre américaine, contemporaine du ballet de Prokofiev : l’Adagio pour cordes de Barber, un sommet de déploration.
Grande salle Pierre Boulez - Philharmonie
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