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Orchestre National d'Île-de-France - Wayne Marshall

Concert
Salle Pleyel
Durée : environ 1h50 dont 1 entracte

Programme

Distribution

George Gershwin
Of Thee I Sing
ouverture
Concerto pour piano et orchestre en fa majeur
Entracte
Maurice Ravel
Le Tombeau de Couperin
Boléro
Orchestre National d'Île-de-France
Wayne Marshall , direction, piano
En 1928, George Gershwin, alors en visite à Paris, rencontre Maurice Ravel. Plein d’admiration, il lui demande s’il serait disposé à lui donner des leçons de composition. Ravel lui répond alors, avec son élégance habituelle : « Pourquoi seriez-vous un Ravel de seconde classe alors que vous pouvez devenir un Gershwin de première classe ? » Et Gershwin est indubitablement un compositeur de première classe. Il n’est que de considérer ses productions pour Broadway – dont certaines, comme Of Thee I Sing sont de véritables pamphlets visant la société américaine (ici, sa vie politique). Les deux hommes ont en commun une passion pour le jazz – qui les inspire chacun de manière propre –, mais aussi une aspiration au renouvellement des formes classiques. C’est ainsi que Gershwin a voulu se livrer à l’exercice du concerto : ce sera d’abord un « concerto jazz », Rhapsody in blue, puis ce Concerto en fa, qui suit l’architecture canonique classique en trois mouvement, sans renoncer pour autant à ses inspirations venues du jazz… et de France. Ravel avait quant à lui à cœur de revisiter l’héritage de ses aînés, comme dans le Tombeau de Couperin. Un Tombeau hautement symbolique puisque, à l’heure où il compose son hommage au chantre des Goûts réunis, grand promoteur d’une Europe musicale en paix avec elle-même, Ravel lui-même ne peut que contempler impuissant son continent dévasté par le premier conflit mondial : chaque mouvement de l’œuvre est dédié à l’un de ses amis morts au champ d’honneur.
Production Orchestre National d'Île-de-France.