Concert

Le Mandarin merveilleux - Bartók

Budapest Festival Orchestra - Gábor Káli

Gábor KáliGábor Káli © Ludwig Olah
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Samedi 30 mars 2019 — 20h30
Grande salle Pierre Boulez - Philharmonie
Durée : environ 1h50 dont 1 entracte

Programme

  • Béla Bartók
    Le Mandarin merveilleux
    (suite)
    Choeurs d’enfants a capella
    Sept Choeurs avec accompagnement d’orchestre Sz. 103
    Entracte
  • Béla Bartók
    Concerto pour orchestre

Distribution

  • Budapest Festival Orchestra
  • Choeur d'enfants Cantemus de Nyiregyhaza
  • Gábor Káli, direction
Pour des raisons de santé, Iván Fischer s’est vu contraint de renoncer à sa participation à ce concert. Gábor Káli a bien voulu accepter de le remplacer.

Dans ce premier volet de leur diptyque Béla Bartók, Gábor Káli et le Budapest Festival Orchestra s’attaquent à deux chefs-d'œuvre du compositeur hongrois : Le Mandarin merveilleux et le révolutionnaire Concerto pour orchestre.

L’œuvre scénique de Béla Bartók est, disons-le, assez limitée. Trois œuvres en tout et pour tout : outre son opéra bien connu Le Château de Barbe-Bleue, il compose deux balletsn Le Prince de bois (1914-1916) et Le Mandarin merveilleux (1919-1926). S’appuyant sur un livret de Menyhért Lengyel d’après un conte chinois, ce dernier fait scandale dès sa création à Cologne le 27 novembre 1926 — il sera d’ailleurs interdit en Hongrie, ce qui poussera Bartók à en tirer une suite pour orchestre. Pour les censeurs de l’époque, non seulement le sujet est chargé d’érotisme, mais son traitement par le compositeur, qui rappelle à bien des égards Le Sacre du printemps, est plus que suggestif. L’histoire est celle d’une fille perdue, que trois petits malfrats poussent à séduire le chaland pour mieux le dépouiller. L’une de leurs victimes, le fameux Mandarin, s’amourache jusqu’à s’y perdre, corps et âme. Ce parfum tragique se dissipera en partie avec le Concerto pour orchestre. Pourtant, lorsqu’il le compose en 1943, Bartók est exilé aux États-Unis ; il vit dans le dénuement et est déjà très affaibli par la leucémie qui l’emportera. Cela ne l’empêche pas d’accoucher d’une œuvre qui évoque, selon lui, « le passage progressif de l’austérité […] et du chant funèbre […] à l’affirmation de la vie ».

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Le merveilleux façon Bartók

Séance ponctuelle - Pour tous dès 8 ans — 30/03/2019 - 11h00
Clés d'écoute

Sur les pas du Budapest Festival Orchestra

Écouter et regarder

Béla Bartók : Sept chœurs avec accompagnement orchestral Sz.103, 5. Cipósütés - Orchestre Symphonique de Budapest, Chamber Chorus of the Liszt Ferenc Academy of Music, Antal Doráti (direction)
Béla Bartók : Concerto pour orchestre, V. Finale - Orchestre du Festival de Budapest, Iván Fischer (direction)
Béla Bartók : Le Mandarin merveilleux, VI. La fille se baisse pour l’enlacer - Orchestre du Festival de Budapest, Iván Fischer (direction)