Musique de chambre

Festival Jérusalem

Elena Bashkirova

Elena Bashkirova  Elena Bashkirova © M. Rittershaus
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Infos pratiques

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Mardi 28 février 2017 — 20h30
Amphithéâtre - Cité de la musique

Programme

  • Avant-gardes russes
  • Galina Ustvolskaia
    Trio pour clarinette, violon et piano
  • Mieczyslaw Weinberg
    Pièce inspirée de la poésie de Sàndor Petöfi op.70
  • Alexander Mossolov
    Les Annonces op.21
    Entracte
  • Galina Ustvolskaia
    Sonate pour piano n° 5
  • Sergueï Prokofiev
    Cinq poèmes d'Anna Akhmatova
  • Dmitri Chostakovitch
    Sept romances sur des poèmes d'Alexandre Bloch

Distribution

  • Elena Bashkirova, piano
  • Mihaela Martin, violon
  • Julian Steckel, violoncelle
  • Pascal Moraguès, clarinette
  • Marina Prudenskaya, mezzo-soprano
Tous les deux ans, depuis 2011, la Philharmonie de Paris invite le Festival international de musique de chambre, fondé en 1998 par la pianiste Elena Bashkirova. Dans ce festival, elle accueille régulièrement, malgré la situation politique tendue et les conditions précaires, des artistes venus du monde entier.

De la musique russe depuis un siècle, la postérité a retenu une avant-garde expatriée (Stravinski), une avant-garde stigmatisée par le régime soviétique (Chostakovitch ou Prokofiev) et une avant-garde socialiste « officielle ». Restent, en marge de chacune, quelques musiciens qui ont su tracer un chemin esthétique bien personnel, dont l’isolement est à la fois le prix et la récompense de l’originalité. De la même génération que Chostakovitch, Alexandre Mossolov  est lui aussi resté en URSS où il a subi les foudres du régime pour ses penchants modernistes, voire « constructivistes ».
Galina Ustvolskaja, en revanche, a su ne pas attirer sur elle l’attention des officiels… Et ce, malgré le mysticisme prégnant qui nourrit son œuvre. Un mysticisme contrebalancé toutefois par le fait que sa musique ne véhicule, selon elle, aucun message en particulier, se plaçant davantage dans l’héritage artistique et spirituel d’un Dostoïevski. Ses compositions sont en forme de rituel, de litanie. Âpre et austère, tissée de contrastes oppositionnels saisissants, la musique de Galina Ustvolskaja est extrême, concentrant le tragique jusqu’aux bornes de l’audible. Se gardant de toutes les avant-gardes, modèle d’artiste refusant tout compromis, Ustvolskaja a suscité l’admiration autant de ses aînés — parmi lesquels son maître Chostakovitch, dont elle reprendra la classe au conservatoire de Leningrad — que de ses élèves.

Écouter et regarder

Trio for Clarinet, Violin and Piano: Dolce