Message d’information

Informations pratiques

La Philharmonie des enfants, les espaces d’expositions et le Musée de la musique sont climatisés.

La Médiathèque est exceptionnellement fermée jusqu’au 14 juillet inclus.

Philharmonie de Paris - Page d'accueil Philharmonie de Paris - Page d'accueil

Ibrahim Maalouf : “Oum Kalthoum, un rôle fédérateur dans la culture arabe” 

Publié le 11 décembre 2015 — par Mathieu Durand Lecture 6 min

— Ibrahim Maalouf : “Oum Kalthoum, un rôle fédérateur dans la culture arabe”

Pour les quarante ans de la disparition de la diva égyptienne Oum Kalthoum, Ibrahim Maalouf rend hommage à celle qui fut la plus grande représentante à travers le monde du « tarab », pratique musicale chère à la tradition orale arabe.

Élevé au son d’Oum Kalthoum toute son enfance (« J’ai appris à chanter ses chansons avant même de savoir jouer de la trompette » confie-t-il), Ibrahim Maalouf a toujours essayé de mélanger mélodies orientales, rythmiques pop, sonorités électro et échappées jazz. Depuis son premier album Diasporas (2007) jusqu’à son opéra hip-hop avec Oxmo Puccino, Au Pays d’Alice (2014), cette schizophrénie fertile habite toute son œuvre et guide toutes ses rencontres, de Sting à Vincent Delerm en passant par Natacha Atlas ou Grand Corps Malade. Et le trompettiste français né à Beyrouth l’assume à 100% : « Je revendique cette division autant culturelle qu’artistique. Je trouve qu’il y a un vrai plaisir à être en même temps dans le passé et dans le futur, dans l’acoustique et de l’électrique, dans le tempérament et dans l’atonalité, dans la rythmicité et l’arythmicité. »

Cette année, Ibrahim Maalouf a décidé de pousser cette dualité toujours plus loin en imaginant simultanément deux projets ambitieux. Face A, « Kalthoum » : une hybridation jazz orientale dédiée à la diva égyptienne, avec un quintet acoustique mené par l’un des maestros du saxophone contemporain, l’Américain Mark Turner (le 13 décembre). Face B, « Red & Black Light » : une rêverie électro-pop qui rend hommage aux femmes de sa vie (et de sa famille), avec un combo biberonné au groove du pianiste belge Eric Legnini (les 12 et 14 décembre).