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Saison 2020-21 : Piazzolla à tous les vents

Publié le 27 février 2020 — par Pascal Bertin

© Ferdinando Scianna / Magnum Photos

Un week-end spécial célèbre la prodigieuse inventivité musicale de celui qui a révolutionné le genre du tango.

© Ferdinando Scianna / Magnum Photos

À qui souhaite descendre à la station Tango, deux directions possibles. Mais qu’on choisisse le genre musical ou la danse, les deux demeurent intrinsèquement liés, l’un accompagnant l’autre, depuis sa naissance jusqu’à son expansion phénoménale. De ce double jeu, une figure a tiré son épingle pour devenir son meilleur ambassadeur : Astor Piazzolla, bandonéoniste disparu en 1992 à l’âge de 71 ans, dont la révélation est pourtant apparue sur le tard, dans les années 1950, après une année au Conservatoire américain de Fontainebleau de Nadia Boulanger. Son retour à Buenos Aires en 1957 marque le début de sa légende, qui durera jusqu’à sa disparition et plus loin encore, et définit les angles de ce Week-end Tango.

— Juan José Mosalini - Lo que vendrá (Astor Piazzolla)


L’hommage à son répertoire prend la forme d’un double concert le 8 janvier : en première partie, le pianiste argentin Gerardo Jerez Le Cam, habitué du tango mais aussi des musiques classiques et contemporaines, se produit en formation quartet. En seconde partie, Juan José Mosalini, bandonéoniste argentin résidant en France et l’un des grands héritiers de Piazzolla, reprend le maître dans une formation quintet qui accueille son propre fils Juanjo, lui aussi au bandonéon.

Pièces et tangos signés Piazzolla sont offerts en reprises à des musiciens amateurs encadrés par une équipe de la Philharmonie. Le travail réalisé lors de leur stage fait l’objet d’un concert gratuit d’orchestre à plectre dirigé par Florentino Calvo, dimanche 10 janvier (11h30).

— GRISETA - LOUISE JALLU QUARTET - CAFE DE LA DANSE


Jeune prodige du bandonéon dont elle joue depuis ses 5 ans, Louise Jallu honore aussi la mémoire de Piazzolla à travers un album et le spectacle qu’il lui a inspiré. Pour ce concert intitulé Piazzolla 2021, la jeune Française s’entoure de Gustavo Beytelmann, pianiste du grand Astor sur sa tournée européenne de 1977, et du trio conduit par le violoniste de jazz Mathias Lévy, avec lequel elle a enregistré en 2018 le double album Francesita, qui rendait hommage à la fois au compositeur Enrique Delfino et aux femmes victimes de la traite des Blanches dans les maisons closes de Buenos Aires durant les années 1920.

— Quinteto Astor Piazzolla - Experiencia Piazzolla 2018 - Recital completo


À 19h, place au Quinteto Astor Piazzolla, le plus légitime des ensembles puisque soutenu par la Fondation Astor Piazzolla après la disparition du compositeur. Depuis plus de vingt ans, cet ensemble de cinq musiciens se pose en garant de l’intégrité, mais aussi de la modernité, du répertoire du maître.

— ||LOS MILONGUITAS|| Milonga de la torre


Un week-end tango sans danse aurait été inconcevable. Samedi 9 janvier, c’est la mission du bal La Grande Milonga, du nom des salles qui accueillent traditionnellement les soirées dansantes au son du tango. Orchestre dont le seul but est de faire danser dans les règles de l’art argentin, Los Milonguitas réalise le lien entre les fêtes d’hier et d’aujourd’hui. Au tango joué par ce sextet se marie la voix invitée d’Osvaldo Peredo, chanteur mythique passé par les meilleurs cabarets de Buenos Aires durant leur âge d’or des années 40 et 50, bon pied bon œil pour ses 90 ans passés. À travers son chant et ses récits, c’est toute la glorieuse mémoire, la culture et les traditions de la ville qu’il fait revivre, à travers un tango authentique qu’il a préservé des clichés et des dérives commerciales.

— Osvaldo Peredo con Hugo Hoffmann y Lucas Furno - Sin lagrimas

La Tipica Melingo conclut la soirée du samedi sous la forme d’un concert qui renoue avec le format orchestral des années 1940, où le pianiste Juan Pablo Gallardo accompagne Melingo, chanteur passé par le rock, pour des répertoires mis en commun évoquant les bas-fonds de Buenos Aires et ses héros anonymes. Nul doute que la figure tutélaire de Piazzolla planera sur cette grande célébration du tango, monde mystérieux de fête et de mélancolie.

Pascal Bertin