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Philharmonie de Paris - Page d'accueil

Barbara et la résilience

Publié le 04 octobre 2017 — par Boris Cyrulnik

— Boris Cyrulnik : Barbara et la résilience

J'ai rencontré Barbara à l'Écluse, un tout petit café, et j'ai été saisi. C'est-à-dire que, en l'écoutant chanter, on a eu une sensation d'événement extraordinaire. Et elle faisait déjà des gestes invraisemblables. Et je pense que si elle n'avait pas fait ces gestes, elle n'aurait jamais osé chanter. C'est comme les bègues. Les bègues ont des difficultés de relations, mais dès qu'on leur demande de chanter ou de jouer une pièce de théâtre, ils ont un cadre, un tuteur, et là, ils osent chanter. Et les bègues, on les rééduque souvent par la chanson.

Je pense que Barbara, si elle n'avait pas fait ces gestes, jamais elle n'aurait osé prendre même la parole. Parce qu'elle avait une parole parfois un peu explosive. Anne Sylvestre, c'est exactement le contraire. Elle ne pouvait chanter qu'en étant très simple, et si elle avait fait des gestes maniérés, je pense qu'elle aurait été furieuse contre elle-même.

J'avais l'impression d'un événement extraordinaire. On ne peut pas l'entendre en faisant autre chose. Quand on écoute Barbara, on s'assoit et elle nous possède. Elle nous saisit, elle s'empare de nous. Alors qu'il y a des tas de chansons, des chansons de fond...On peut mettre une chanson sonore, et puis faire autre chose en même temps. Je crois que pour Barbara, ce n'est pas possible. Ou bien on ne la met pas, ou bien si on la met, on l'écoute. J'ai écrit sur Barbara parce que pour moi, c'est l'exemple parfait de la résilience.

Quand on est très malheureux, on est contraint de se réfugier dans la poésie, ou bien on meurt. Elle l'a dit : "Je suis une femme...Je suis libre parce que je chante." C'est-à-dire qu'elle a eu une enfance très difficile, à cause de la guerre, à cause de son père, qu'elle ne nomme pas clairement, mais on comprend de quoi il s'agit, même si elle, elle ne prononce jamais le mot. Mais on comprend quand même. Et cette enfance très difficile, ou bien elle était délabrée pour sa vie, ou bien au contraire elle se réfugiait dans la rêverie et elle faisait quelque chose de sa blessure. "Nantes". Et dans ce qu'elle a, elle transformait l'horreur en poésie. Et on se demande pourquoi on est saisi dans "Nantes". Saisi... C'est parce que, vraiment, elle dit presque, sans jamais le dire crûment, ce serait cru de le dire, le geste, l'acte, l'agression, mais elle les suggère par la poésie. Et la poésie est faite pour surmonter l'horreur. Beaucoup de gens très malheureux se créent un îlot de beauté grâce à la poésie. Autour d'eux, dans le réel, ce n'est que le désespoir. Là, il y a un petit monde de liberté et de beauté. Et d'ailleurs, elle retravaillait ses mots jusqu'à ce qu'elle ait transformé la représentation du réel. Le réel, elle en avait souffert, mais dans la mémoire, la représentation de son réel était transformée, et ça donnait : il est parti "sans un adieu, sans un je t'aime", parce qu'elle aurait voulu lui pardonner. Elle est arrivée trop tard. Elle n'a pas pu lui pardonner. Il est parti "sans un adieu, sans un je t'aime". Et même dans "Le Piano noir", elle ne nomme pas l'acte, elle le suggère. Je pense que si elle avait nommé l'acte, le mot aurait désigné l'horreur et elle aurait été malheureuse encore. Donc, en ne nommant pas l'acte, en le suggérant par une poésie chantée qu'elle précise un petit peu dans "Le Piano noir", elle peut supporter, non pas le réel, mais la représentation du réel. Elle n'est plus prisonnière de la mémoire. Elle est libre parce qu'elle chante, elle le dit comme ça. Je pense qu'elle a beaucoup souffert, et si elle n'avait pas eu le chant, la poésie, elle n'aurait probablement fait que souffrir. Tandis que grâce au chant elle a métamorphosé la représentation de la souffrance, et elle a créé des moments de beauté. Il y a une métaphore pour dire ce que je viens de proposer. C'est de Nietzsche. C'est que la perle, c'est la souffrance de l'huître blessée qui se défend, et qui, en se défendant, concrétise une perle. C'est ce qu'a fait Barbara.

Elle est très forte, mais être fort, ça n'empêche pas de souffrir. Elle est très forte parce qu'elle n'a pas été prisonnière de son passé. Elle a pu en faire quelque chose. Elle a pu surmonter l'immense blessure de son enfance pour en faire quelque chose qu'elle nous invite à partager. Et on ne peut pas ne pas partager sa perle, sa poésie. Impossible d'être indifférent à ça. Très peu de gens sont indifférents à la poésie de Barbara. Mais à une condition : c'est un message, c'est une poésie. Et à ce moment-là, elle exprime sa force parce qu'elle n'est plus prisonnière du passé grâce à la chanson. On en avait beaucoup parlé, on disait : qu'est-ce que c'est que cet aigle noir ? Ça veut dire quoi : il est parti "sans un adieu, sans un je t'aime" ? On pressentait qu'elle indiquait le lieu de la souffrance sans le nommer. Mais on le pressentait. Et dans "Le Piano noir", elle ne l'a pas indiqué non plus. Mais là, on a compris qu'en fait, c'était son père plus que la guerre. Parce que dans la guerre, le fait de déménager tout le temps, le fait d'avoir un père fantasque, ça l'amusait presque. Donc, elle avait un peu un esprit nomade. Elle ne prenait pas racine. Elle a pris racine deux ou trois fois, mais elle a vite coupé les racines pour partir ailleurs. Elle avait l'esprit nomade, et la guerre pour elle, c'était un moment de nomadisme, parfois un peu angoissant ou surprenant, mais ça l'amusait presque. L'agression - peut-être - de son père, là, ce n'était plus possible, là, c'était une souffrance. Mais elle ne le nomme jamais. Parce que le nommer, ça aurait été provoquer la représentation de ce qu'elle refusait de supporter. Alors que le suggérer et le transformer par la poésie, du coup, ça, c'était supportable.

"Il pleut sur Nantes" : elle arrive trop tard, il est parti. Mais ça prouve sa force et sa bonté. Parce qu'au fond d'elle-même, elle aurait voulu lui pardonner. Elle aurait voulu qu'il lui demande pardon, qu'il lui dise "je t'aime". Elle aurait aussitôt pardonné. Trop tard, il est parti "sans un adieu". Quand elle a été visiteuse de prisons, elle n'en parlait à personne. C'est-à-dire qu'elle l'était pour elle, pour son monde intime. Moi, j'ai réussi à m'en sortir par la chanson, je vais aller leur dire comment c'est possible. Ce n'est pas forcément facile, mais c'est possible. Je vais aller chanter pour eux et personne ne sera au courant. Ce n'est pas du tout un acte social, c'est un acte intime. Je vais leur montrer, leur dire, leur suggérer. C'était pour elle-même qu'elle allait chanter dans les prisons. Ce n'était pas pour se vanter, c'était un acte intime qu'elle allait offrir à des gens qui souffraient comme elle. Elle donnait beaucoup d'argent. Cette manière de donner de l'argent, d'ailleurs, c'est presque un comportement d'échec. C'est-à-dire qu'il y a des gens qui supportent mal de réussir; Quand on a une enfance blessée comme ça, pas très consciemment, on se dit : je ne mérite pas le bonheur que j'ai. Je ne peux supporter mon bonheur qu'en le partageant et en donnant mon temps, mon affection, mon argent, aux pauvres, aux perdus, aux prisonniers, aux malades. Donc, c'est presque un comportement d'échec, comme si elle avait pensé : je ne mérite pas le bonheur qui m'arrive. Elle ne supportait pas le bonheur que lui donnaient les hommes ni celui que lui donnaient les maisons, les appartements. Il fallait qu'elle déménage souvent. C'est presque un comportement d'échec dans la mesure où toute réussite l'angoissait. Et surtout qu'à chaque réussite, elle perdait ses amis.

"Chacun de mes bonheurs a été un divorce en amitié." Barbara.

Chaque fois que je réussis quelque part, je perds des amis qui me reprochent de réussir parce qu'ils croient que je vais les dominer et que je vais les écraser par ma réussite. Donc, chacune de mes réussites a été un divorce en amitié. Je perds des gens que j'aime quand je réussis. Je ne l'ai pas eue en psychothérapie, mais je pense que je l'aurais encouragée à fouiller un peu dans cette direction. Comment ça se fait, madame Barbara, que vous ne supportiez pas de tels moments de bonheur, que le succès parfois vous angoisse, et qu'il vous arrive de saboter un succès ? Vous avez peut-être au fond de vous le sentiment - pas très conscient - que vous ne méritez pas ce bonheur et que vous rachetez, que vous payez ce bonheur par des ruptures qui vous blessent et qui vous font souffrir, par des déménagements inutiles de maisons où vous vous plaisez, que pourtant vous quittez, sans savoir pourquoi. Qu'est-ce que c'est que ce comportement, madame Barbara ? Je ne dirais pas que la résilience, ça consiste à prendre sur soi la souffrance des autres. Mais je pense que la résilience, ça rend très attentif à la souffrance des autres. On ne peut pas rester indifférent quand les autres souffrent. Et ça mène souvent à des oblativités excessives. C'est-à-dire que je ne mérite pas le bonheur qui m'arrive sauf si je paye. Donc je vais donner ce que j'ai gagné, je vais claquer de l'argent. Je vais passer des heures. Je vais avoir des comportements surprenants parce que c'est ma manière de payer mon succès. Je ne mérite pas de réussir. La chanson m'apporte beaucoup de bonheur et de succès que je ne mérite pas. Je ne peux le supporter qu'en partageant le malheur des autres. Cette manière d'entrer en relation avec les autres, de partager leur malheur, c'est peut-être une empathie excessive, qui fait qu'on se dépersonnalise et qu'on se met à souffrir de la souffrance des autres. La poésie permet de fabriquer une perle. Je cherche un joli vers, une jolie sonorité, je fais un geste invraisemblable, je me maquille... Et on lui pardonne, on lui pardonne. Au contraire, même, ça fait partie de cette mise en scène extraordinaire. On lui pardonne ces gestes-là, mais je pense qu'à force de s'intéresser à la souffrance des autres, on s'en imprègne et on se demande pourquoi on se met à souffrir à notre tour, et pourquoi il nous arrive soudainement de penser à la mort alors qu'on était tellement heureux quelques secondes avant.

La poésie est agréable, mais dans la poésie, il y a la musique. Il y a la prosodie, la musique des mots. On ne peut pas dire n'importe quel mot comme en philosophie où on enchaîne les mots. Ce qui compte, dit-on, c'est le sens. Mon œil ! Dans la philosophie aussi, il faut agencer les mots. Or, dans la poésie, on fait de la musique avec la prosodie avec la musique de la prose. Et dans la chanson, on ajoute une vraie musique à la prosodie des mots. Parce que la musique ajoute un effet synchronisant des émotions. Si la chanteuse arrive à bien exprimer ce qu'elle ressent, on ressent ce qu'elle ressent. Il y a une contagion des émotions au cours de la poésie, et comme elle a transformé sa souffrance en perle, en œuvre d'art, on éprouve ce qu'elle éprouve. Elle a le talent de s'exprimer par les mots et par la musique et les gestes, et de nous faire éprouver ce qu'elle éprouve. C'est pour ça que tout d'un coup, on entre, on écoute Barbara alors qu'on avait une peine sans raison ni sans haine, je ne sais pas pourquoi mon cœur a tant de peine. On écoute Barbara, et tout d'un coup, on comprend comment on peut faire pour transformer cette souffrance en poésie comme l'a fait Barbara. C'est pour ça que beaucoup d'amoureux de Barbara... Il n'y a pas d'autre mot, ce sont des amoureux de Barbara. Parce qu'elle nous communique sa manière, sa résistance. Elle nous communique comment elle a fait, elle, et du coup, elle nous entraîne dans sa beauté en nous sortant du chagrin et de la souffrance. Elle métamorphose la souffrance. Elle l'a fait d'abord pour elle, pour reprendre la liberté c'est le mot qu'elle emploie de son monde intime et elle a trouvé une méthode pour partager. D'ailleurs, elle fait tout le temps des déclarations d'amour à son public.

"Mon plus bel amour, c'est vous". Elle fait tout le temps des déclarations parce qu'elle le sentait comme ça et nous, bien sûr, on se laisse emballer. On ne demande qu'à se laisser embarquer par une chanteuse pareille. Je ne suis pas du tout spécialiste de Barbara, mais comme il m'est arrivé d'être amoureux d'elle, je réagis comme les adolescents ou les gens qui sont amoureux d'elle. C'est difficile de recevoir une telle déclaration d'amour et de tourner le dos. On ne peut pas. Elle nous fait une déclaration. Moi, je ne demande qu'à être emballé. Elle m'a emballé plusieurs fois. Alors, la première fois que j'ai entendu "Göttingen", j'ai été étonné. Tout d'un coup, j'ai pensé à moi. Et je me suis dit, après la guerre, comme elle, j'ai été persécuté pendant la Seconde Guerre mondiale. Comme elle, j'ai réussi à survivre, pas toujours facilement. Et comme elle, je m'accrochais à des récits qui me permettaient de ne pas haïr le monde. C'est-à-dire que comme j'ai été persécuté par les nazis allemands et français, j'avais du plaisir à me rappeler certains souvenirs : par exemple, quand j'étais emprisonné dans la synagogue de Bordeaux à 6 ans et demi, et que tous les soirs, un officier en uniforme noir...J'ignorais ce que ça signifiait, alors que les autres Allemands étaient en uniforme vert, lui était en uniforme noir... Tous les soirs, il venait s'asseoir près de moi pour me parler en allemand et me montrer des photos de son petit garçon. Et je comprenais que je ressemblais à son petit garçon, qu'il avait besoin, besoin, envie, besoin, de parler de son petit garçon. Je lui rappelais son petit garçon. Il s'asseyait à côté de moi, me montrait des photos de son enfant et me parlait de son enfant. Et cette image m'a imprégné parce que je me suis dit : il n'y a pas le bien d'un côté, et le mal de l'autre, ni le diable et le bon Dieu. Même chez ceux qui sont diaboliques, il y a une part d'humanité.

Et c'est comme ça que j'ai entendu "Göttingen". Je me suis dit : elle découvre que les Allemands sont aussi des êtres humains et qu'ils ont été embarqués par une folie sociale, ce que j'ai pensé dès l'âge de 7 ans. Donc, là, j'ai précédé Barbara en pensant que ces hommes, ces femmes, profondément humains, pouvaient se laisser embarquer par une folie sociale, qu'aujourd'hui on appelle "le totalitarisme", qui réapparaît, mais qui a embarqué l'Europe et le monde pendant la Seconde Guerre mondiale. Alors, là, j'ai entendu "Göttingen"... Elle parlait de moi dans "Göttingen". Elle parlait de quelque chose qu'on a partagé : le désir de pardon. Est-ce que c'est le désir de pardon ? Je pense qu'elle n'a jamais eu de haine pour les Allemands, comme elle n'en a pas eu pour son père. Mais découvrir une belle ville et être bien reçue par des Allemands, pour elle, ça a été un virage qui lui a permis d'échapper aux malheurs du passé. Parce que ce qui caractérise, ce qui thématise toute sa vie, c'est le refuge dans la rêverie. Si je ne me réfugie pas dans la beauté des mots et des sons, dans la beauté des gestes et des maquillages, je vais être malheureuse. Donc, j'ai besoin de développer ce refuge. Ce qu'elle a fait toute sa vie. Et c'est comme ça que j'ai compris "Göttingen".

« Je m’en suis sortie, puisque je chante », déclarait Barbara. Le neuropsychiatre Boris Cyrulnik analyse le mystère grâce auquel la chanteuse a pu métamorphoser sa meurtrissure en poésie.

Dès l’âge de quatorze ans, en pleine guerre, Barbara ne cesse d’écrire. Elle déclame ses poèmes et chante déjà assez bien1. En pleine clandestinité, alors qu’on meurt autour d’elle, l’adolescente découvre de minuscules plaisirs : « […] la partie de cartes, à l’abri, dans la chambre du fond et l’excitation des départs à la sauvette, des "y a la Gestapo2 ". »

Dans la même situation beaucoup d’autres se sont effondrés, blessés à vie. Par quel mystère Barbara a-t-elle pu métamorphoser sa meurtrissure en poésie ? Quel est le secret de la force qui lui a permis de cueillir des fleurs sur le fumier ?

À cette question, je répondrai que le façonnement précoce des émotions a imprégné dans l’enfant un tempérament, un style comportemental qui lui a permis lors de l’épreuve de puiser dans ses ressources internes. À cette époque où tout enfant est une éponge affective, son entourage a su stabiliser ses réactions émotionnelles. Sa mère, ses frères et sœurs et peut-être même son père qui, à ce stade du développement de la fillette n’était pas encore un agresseur, ont donné au nouveau-né une habitude comportementale, un style relationnel qui, dans l’adversité, lui a permis de ne pas se laisser délabrer.

Après les deux fracas de l’inceste et de la guerre, il a bien fallu que la grande fille mette en place quelques mécanismes de défense : étouffer sous ses pas les voix du passé qui la hantent, renforcer la part de sa personnalité que l’entourage accepte, sa gaieté, sa créativité, son grain de folie, son beau grain de folie, son aptitude à provoquer l’amour. Sa souffrance doit rester muette pour préserver ses proches. On ne peut pas être celle qui n’a pas été, mais on peut donner de soi ce qui rend les autres heureux. Le fait d’avoir été blessée la rend sensible à toutes les blessures du monde et l’invite au chevet de toutes les souffrances3.

« Avec eux j’ai eu mal

Avec eux j’étais ivre. »

Cette force qui permet aux résilients de surmonter les épreuves donne à leur personnalité une coloration particulière. Une trop grande attention aux autres, et en même temps, la peur de recevoir l’amour qu’ils provoquent :

« C’est parce que je t’aime

Que je préfère m’en aller. »

Ces blessés triomphants éprouvent un étonnant sentiment de gratitude : « Je dois tout aux hommes, ils m’ont accouchée. » Le dernier cadeau que je peux leur faire, c’est le don de moi et de mon aventure : « Je m’en suis sortie, puisque je chante4. »

 

Extrait de Les Vilains Petits Canards, de Boris Cyrulnik, Éditions Odile Jacob, 2001, p. 27-28

 

  • 1. J.-D. Belfond, Barbara l’ensorceleuse, op. cit., p.15.
  • 2. Barbara, Il était un piano noir, Fayard, 1998.
  • 3. Paraphrases de plusieurs chansons de Barbara.
  • 4. J.-D. Belfond, Barbara l’ensorceleuse, op. cit.