Concert sur instruments du Musée

Le Violoncelle de guerre

Emmanuelle Bertrand - François Marthouret - Bach, Britten, Durosoir, Debussy, Amoyel

Emmanuelle BertrandEmmanuelle Bertrand © Jean-Baptiste Millot
Maurice Maréchal et le violoncelle "le Poilu"Maurice Maréchal et le violoncelle "le Poilu" © Musée de la musique
Violoncelle le "Poilu" - Collection Musée de la musiqueVioloncelle le "Poilu" - Collection Musée de la musique © Yazid Medmoun
Événement(s) passé(s)

Infos pratiques

Vendredi 9 novembre 2018 — 20h30
Amphithéâtre - Cité de la musique
Durée : environ 1h30

Programme

  • Benjamin Britten
    Suite pour violoncelle n°3 op. 87 / extraits
  • Pascal Amoyel
    In Memoriam
  • Johann Sebastian Bach
    Prélude - Suite pour violoncelle en ré mineur
  • Léon Boëllmann
    Variations Symphoniques / extrait
  • Felix Mendelssohn
    Sonate pour violoncelle et piano n°1 / extrait
  • Richard Strauss
    Sonate pour violoncelle et piano / extrait
  • Hans Werner Henze
    Sérénade pour violoncelle / extrait
  • Claude Debussy
    Sonate pour violoncelle et piano / extrait
  • Lucien Durosoir
    Caprice pour violoncelle et harpe / extrait
  • Pascal Amoyel
    Itinérance

Distribution

  • Emmanuelle Bertrand, copie du violoncelle dit "Le Poilu" réalisée par Jean-Louis Prochasson
  • François Marthouret, récitant
Philippe Torreton, indisponible, est remplacé par François Marthouret pour ce concert.

Témoin de la vie intime de Maurice Maréchal durant la Première Guerre mondiale, telle qu’il l’a décrite dans ses carnets – dits par François Marthouret –, le « Poilu », son cher violoncelle, revit sous les doigts d’Emmanuelle Bertrand.

Même dans les pires moments, la musique a toujours droit de cité. Voilà ce que nous enseignent les carnets de guerre du grand violoncelliste Maurice Maréchal, auxquels François Marthouret prête sa voix. Compagnon d’infortune, son violoncelle, le « Poilu », fut fabriqué en juin 1915 à partir de bois de caisse de munitions allemandes et de morceaux de porte en chêne par deux soldats, menuisiers dans le civil. Lorsque le régiment se déplaçait pour aller au front, l’instrument voyageait dans le fourgon de ravitaillement, au-dessus des boîtes de conserve. Le violoncelle original est aujourd’hui injouable. Une copie de 2011 permet à Emmanuelle Bertrand de faire entendre à nouveau son chant mélancolique, telle une réminiscence de temps difficiles.
 

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Clés d'écoute

Le violoncelle de Maréchal dit "Le Poilu"