Programme
Distribution
Jeune pianiste brillant éclos sous l’aile du couple Schumann, Brahms devint le symbole d’un art au lyrisme contenu, au style si maîtrisé qu’il fut parfois taxé de conservatisme, mais dont la profondeur hisse toujours l’art musical à ses sommets.
Mal compris lors de sa création en 1879, mais devenu ensuite l’un des piliers du répertoire, le Concerto pour violon de Brahms exige une implacable virtuosité, au point que plusieurs grands solistes, dont l’illustre Sarasate, refusèrent de le jouer ! Son lyrisme classique est rehaussé de réminiscences tziganes dans les deux mouvements extrêmes, tandis que l’Adagio, dominé par un climat d’effusion rêveuse, repose sur un dialogue entre les bois et le soliste qui fit dire à un critique français de l’époque : « Le hautbois propose, le violon dispose ». En regard, la Symphonie n° 1, entreprise sous le patronage de Robert et Clara Schumann, témoigne de la passion du jeune compositeur pour Beethoven. Plusieurs fois remise en chantier, elle offre un Finale où semble convoqué le souvenir de l’Ode à la joie, tout en appliquant le principe beethovénien d’exploitation maximale du matériau par fragmentation, par dynamique de rythmes et de timbres. Les deux mouvements centraux, cependant, sont purement brahmsiens, avec leur sombre lyrisme : entre sourire à travers les larmes et souterraine énergie.
Grande salle Pierre Boulez - Philharmonie
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