Programme
Distribution
Du Danube à la Vltava, deux grands fleuves d’Europe centrale baignent ce concert de leurs eaux puissantes et scintillantes : hédonisme et profondeur viennoise avec Strauss et Beethoven, sérénité épique avec Dvořák.
Irrésistible, chatoyant, libérant après de magistraux effets d’attente l’élan irrépressible de la valse, Le Beau Danube bleu offre, avec son orchestration scintillante, la quintessence musicale du mythe de « l’Autriche heureuse ». On reste sur les rives du fleuve, et dans la Vienne musicale, avec le Concerto pour piano n° 4 de Beethoven, chef-d’œuvre d’une étonnante liberté. Comme si toute contrainte était transcendée dans l’improvisation, il s’ouvre de manière surprenante avec le soliste qui, avec la simplicité d’une tendre convocation, entonne le thème. Plein de sublime douceur, l’Andante offre la mélodie décantée d’une douleur déjà surmontée dans la poésie, alors que le Rondo, brillant, fulmine d’arpèges brisés, lâchant définitivement, avec sa superbe cadence, la bride à la virtuosité. De l’Autriche à la Bohême, il n’y a qu’un pas : le voilà franchi avec l’une des plus sereines compositions de Dvořák, dont les quatre mouvements constituent un hymne à la nature et à la création. L’influence parfaitement intégrée de Brahms et de Tchaïkovski est sensible dans cette Symphonie n° 8 où prédomine l’esprit de la danse, sans que jamais ne s’estompe – remarquable dans l’imposant Finale à variations – la rigueur et la somptuosité de l’écriture.
Grande salle Pierre Boulez - Philharmonie
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