Programme
Distribution
Roméo et Juliette, encore : après un programme Tchaïkovski, Prokofiev et Bernstein à la toute fin du mois de septembre, l’Orchestre de Paris donne cette fois la symphonie dramatique de Berlioz.
Découvrant Shakespeare en 1827, Berlioz a une révélation. Après dix ans passés à rêver à son propre Roméo et Juliette, le compositeur se met au travail au tout début de l’année 1839. Il en résulte une partition hybride, une symphonie avec voix et chœurs, qu’il définit comme une « symphonie dramatique ». Il confie à la basse soliste le rôle de frère Laurent et utilise solistes ou choristes pour raconter ou commenter l’action, mais choisit de ne représenter Roméo et Juliette que par le biais de l’orchestre : « la sublimité même de cet amour en rendait la peinture si dangereuse pour le musicien, qu’il a dû […] recourir à la langue instrumentale, langue plus riche, plus variée, […] plus puissante », explique-t-il. La partition est servie par un trio de solistes particulièrement réputés dans le répertoire français, et notamment par Marianne Crebassa, dont le timbre chaud et velouté s’adapte parfaitement aux exigences de cette œuvre hors normes.
Grande salle Pierre Boulez - Philharmonie
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