Programme
Distribution
S’il est un exploit que réalisa Mendelssohn avec Elias, c’est d’avoir arraché à Berlioz des cris d’admiration ! Il y avait de quoi, tant la partition, par sa somptuosité harmonique et sa richesse, demeure un chef-d’œuvre de l’oratorio romantique.
Né dans une illustre famille d’intellectuels juifs, Mendelssohn fut converti au protestantisme par son père à l’âge de sept ans. Il n’en renia pas pour autant ses origines, et c’est ce qui explique sans doute son souhait, après le succès de son oratorio Paulus, de se tourner vers un sujet tiré de l’Ancien Testament, livre commun aux traditions chrétienne et hébraïque. Son choix se porta sur la figure du prophète Elie, qui incarne la transition entre un paganisme idolâtre, symbolisé par les prêtres de Baal, et la foi monothéiste. Grand connaisseur de l’art de Haendel et surtout Bach, il réussit avec Elias la fusion du hiératisme religieux de la musique sacrée avec le lyrisme et la tension dramatique de l’harmonie romantique. La partition, qui accorde une place prépondérante au chœur soutenu par un ample orchestre, comprend d’impressionnants chorals, ainsi que des arias méditatifs « métaphysiques », dans la grande tradition de l’oratorio. La présence de dialogues pleins de fièvre et de scènes d’action suggère pourtant qu’Elias vient remplacer, d’un certain point de vue, l’opéra que Mendelssohn ne devait jamais composer.
Grande salle Pierre Boulez - Philharmonie
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