Programme
Distribution
Deux jours après avoir joint leurs forces pour servir le lyrisme virtuose du Deuxième Concerto pour piano de Rachmaninoff, Klaus Mäkelä et Yunchan Lim se retrouvent dans un concert où pièces pour piano seul alternent avec œuvres chorales et quatuor à cordes.
Des pièces chorales viennent ouvrir cette soirée : Trois Pièces pour chœur mixte de Clara Schumann et An die Sterne de son époux. Klaus Mäkelä et Gisèle Delgoulet, cheffe de chœur assistante, mettent face à face ces deux œuvres composées pour le chœur que dirige alors Robert Schumann à Dresde. Le chœur de Sibelius Sydämeni laulu leur répond : écrite en 1898, cette magnifique pièce inspirée par le folklore finnois est une berceuse pour un enfant mort. Le compositeur l’interpréta au piano lors de l’enterrement de sa petite fille, deux ans plus tard.
Le pianiste Yunchan Lim, maintes fois acclamé dans les œuvres de Rachmaninoff, s’empare ensuite des sonates d’un autre de ses compositeurs fétiches, Scriabine, ami et rival du premier dont il fut le condisciple au Conservatoire de Moscou. Surnommée « États d’âme », la Troisième Sonate fait singulièrement écho à la pièce de Schumann par son romantisme tourmenté et le désir d’absolu qu’elle exprime, tout comme la Quatrième qui, selon les propres mots du compositeur, nous invite à nous envoler « vers l’étoile, symbole du bonheur »…
Klaus Mäkelä se joint enfin aux musiciens de l’Orchestre de Paris pour interpréter le Huitième Quatuor à cordes de Chostakovitch, composé la mort dans l’âme au lendemain de son adhésion forcée au Parti communiste. Hanté par la guerre et l’image du trépas, le chef-d’œuvre du compositeur s’apparente à un combat contre le désespoir, qu’il semble transcender par son intensité même.
Salle des concerts - Cité de la musique
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