Parcours de la collection

Parcours de la collection

Le parcours du Musée de la musique présente près de 1 000 œuvres (instruments, tableaux, sculptures et mobilier), dans une perspective éclairant leur contexte social et esthétique. Cinq chapitres ont été définis pour illustrer les principaux moments de notre histoire de la musique.

Visite virtuelle du Musée

Visite virtuelle du Musée de la musique (nouvelle fenêtre)
Le parcours de la collection débute au XVIIe siècle et mêle instruments, tableaux et maquettes : le visiteur croise tout d’abord luths, guitares et violes, ainsi que cornets à bouquin, flûtes et autres instruments à vent. Claviers et harpes rendent compte de la musique des salons du XVIIIe siècle, où les idées des Lumières donnent lieu à une nouvelle conception du monde.

 

Dès les années 1830, de nouveaux instruments occupent progressivement une place de premier ordre, parmi ceux-ci les violons prenant Stradivari pour modèle et les pianos de Pleyel et Érard. Les nouveaux sons du XXe siècle tirent parti de l’apparition de l’électricité et d’une mondialisation croissante des échanges. À la fin du parcours, les traditions des cinq continents entrent en dialogue pour donner sens à l’universalité des pratiques musicales.

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Naissance de l’opéra

Vitrine de l’espace XVIIe siècle © Pomme Célarié

L’Italie, d’abord, avec la maquette de la salle du palais de Mantoue où fut représenté en 1607 L’Orfeo de Monteverdi, considéré comme le premier opéra de l’histoire ainsi qu’une collection d’instruments témoins des pratiques musicales de l’époque : claviers, cornets à bouquin, cistres et luths.

L’évocation du château de Versailles illustre le temps de Louis XIV, entre tragédies, défilés militaires et rituels de la chasse. Les pratiques musicales de l’intimité sont représentées par une importante collection de guitares baroques, de violes de gambe et de clavecins flamands et français.

La musique des Lumières

Espace XVIIIe siècle avec, au premier plan, le clavecin de Ioannes Couchet, 1652, Anvers (Belgique), ravalé en France en 1701, E.2003.6.1 © Gil Lefauconnier

En France, la musique quitte peu à peu la cour. L’opéra, principale institution musicale, devient le siège de querelles esthétiques tandis que les salons des aristocrates et bourgeois cultivés favorisent l’essor de la musique instrumentale. L’on y joue du clavecin, de la harpe…

Mais l’époque est également marquée par une vision idéalisée de la nature, faisant naître une vogue des musiques pastorales, recourant aux musettes et aux vielles à roue.

L’évolution du goût musical vers une plus grande expressivité favorise l’apparition d'un nouvel instrument, le piano-forte, tandis que la pratique des concerts publics se répand, dont ceux du Concert spirituel qui accueilleront de nombreux musiciens étrangers.

L’Europe romantique

Vitrine de l’espace XIXe siècle © William Beaucardet

Le langage musical du XIXe siècle témoigne d’un goût marqué pour l’expression des sentiments. Le jeu du soliste, à travers notamment les violons de Stradivari, et l’essor de l’orchestre symphonique constituent les deux pôles de la musique instrumentale de cette période. Liszt et Chopin, dont le Musée possède certains pianos Érard et Pleyel, incarnent la figure du musicien romantique, virtuose et passionné. Motivés par les besoins croissants en termes de timbres et de puissance des orchestres, notamment ceux de Berlioz et de Wagner, de nouveaux instruments voient le jour : l’octobasse, le saxophone, le tuba wagnérien…

L’accélération de l’histoire…

Espace XXe siècle avec l’amplificateur Marshall, 1969-1970, Milton Keynes (Angleterre), E.995.4.1 © William Beaucardet

L’œuvre Ionisation (1931) d’Edgard Varèse illustre combien la percussion ouvre un champ sonore inédit au XXe siècle. Mais l’apparition de l’électricité permet aussi l’invention de nouveaux instruments, notamment par Theremin, Martenot ou Hammond.

Le bouleversement technologique des outils analogiques puis numériques est représenté au Musée par le synthétiseur modulaire de Frank Zappa, la machine Upic de Xenakis ou l’ordinateur 4X développé par l’Ircam. Les musiques populaires ont pleinement profité de ces révolutions techniques et une section leur est consacrée : outre des guitares électriques mythiques, on y trouve des instruments ayant appartenu à de grandes figures comme Jacques Brel ou Django Reinhardt.

Les musiques du monde

Orchestre piphat mon : xylophone ranat ek, Anonyme, ca.  1935, Thaïlande, E.2005.7.1 © Pierre-Emmanuel Rastoin

Comme en Occident, la diversité des traditions musicales qui se sont développées à travers le monde résulte d’une histoire profonde, faite de rencontres, de convergences et d’emprunts. Transmises le plus souvent oralement, ces traditions préservent un héritage musical qui joue un rôle majeur dans l’organisation sociale et religieuse de leurs communautés.

Organisée en cinq aires distinctes (monde arabe, Asie, Afrique, Océanie et cultures amérindiennes), la présentation des instruments est enrichie d’extraits audiovisuels permettant au visiteur d’appréhender les spécificités culturelles de certaines traditions dans leur contexte ou de découvrir de très rares instruments et des répertoires aujourd’hui en voie de disparition.