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Zimzam et le Grossilence #6 - La conversation des trompettes

Un rire inquiétant semble poursuivre Zimzam dans la forêt. Puis plusieurs. Un concert de rires, qui devient un concert de trompettes.

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Zimzam sursaute et se met à frissonner. Oh la la, mais qui a ricané comme ça ?

 

Il accélère le pas en serrant très fort le sac à musiques. On n’entend plus personne maintenant mais il y a une sorte de boumboum qui résonne dans le silence de la forêt…

 

Zimzam trouve cela un peu inquiétant… Quand soudain, il comprend : « C’est mon petit cœur qui toquète ! », se dit-il.

 

Il doit avoir vraiment peur… mais il continue d’avancer courageusement. Il cherche des yeux une lumière à travers les arbres, une lumière qui pourrait lui indiquer la sortie de la forêt…

 

Mais, tout à coup, un nouveau rire retentit. Ce n’est plus vraiment un ricanement, mais un gros rire déployé, joyeux…

Zimzam n’aime quand même pas tellement ça. Surtout qu’un autre rire s’élève d’un fourré, et puis un troisième, et encore un quatrième ! C’est comme un concert de rires ! Est-ce qu’on se moque de lui ?

 

Et… mais enfin ! Ces rires finissent par ressembler à des trompettes ! De grosses trompettes qui se dandinent !

 

Pétrifié, Zimzam s’arrête et n’ose plus faire un mouvement.

Une petite trompette pointue vient alors répondre aux grosses…

 

Et elle continue à faire des phrases, mais ça ne semble pas déranger les autres !

Des fois, elle a l’air de poser une question… C’est une conversation de trompettes !

 

« Grossilence, s’exclame Zimzam. On dirait que les trompettes discutent ensemble ! Mais qu’est-ce qu’elles disent ? »

 

Il y en a une qui est un peu timide : elle arrive tout doux, mais après, elle se met à bavarder, bavarder, bavarder !

 

« Oh, commente Zimzam, celle-ci, elle commence à nous ennuyer ! Et tatata, et tatata… »

 

Attends, Zimzam, la trompette pointue va lui couper la parole !

« C’est quand même incroyable ! proteste Zimzam. On dirait qu’elles inventent ! On ne peut pas faire tout ce qu’on veut comme ça avec la musique ! C’est trop, trop de liberté ! »

 

Comme si elles l’avaient entendu, les trompettes s’unissent en un gros pouët…

 

Mais il y en a une qui décide de continuer toute seule… et elle fait un grand… ZIM ! Et puis une deuxième note qui dit… ZAM !

Elle ne s’arrête plus ! Et zim, et zam, et zim, et zam !

Zimzam commence à se sentir très mal à l’aise.

« « Grossilence, je ne veux pas qu’elle dise mon nom ! s’écrie-t-il. Je veux être libre moi aussi ! Fais-les taire ! »

 

Mais la trompette s’entête ! Et zim, et zam !

« Grossilence, tu m’entends ? », insiste Zimzam.

 

Il farfouille dans le sac… mais le Grossilence a disparu ! Paniqué, Zim Zam se met à crier :

 

« Grossilence ! Où es-tu ? Grossilence ! »

 

On dirait que le Grossilence a été avalé par le sac ! Ou peut-être que ce sac était une sorte de passage vers un autre monde ? En tout cas, il n’y a plus de Grossilence !

 

Zimzam est affolé, il court dans tous les sens en espérant apercevoir son ami ! Et il appelle et il appelle encore, tandis que dans le lointain la trompette continue sa petite chanson.

 

Est-ce que tu veux aider Zimzam ? Appelle avec moi : Grossilence ! Grossilence ! Grossilence !

 

On dirait que seul l’écho nous répond… Qu’est-il arrivé au Grossilence ?

 


Raconté par Marion Rampal, écrit par Karine Chaunac, réalisé par Marie Guérin

L’œuvre à écouter :

Such sweet thunder, Duke Ellington

Le Magazine