Programme
Distribution
Profondeur et solennité liturgique sont au programme d’une soirée où la méditation de Messiaen sur le mystère de la résurrection prélude à l’un des sommets du romantisme tardif, imprégné d’idéalité esthétique et spirituelle.
C’est en 1964 qu’Olivier Messiaen, suite à une commande de Malraux en personne, composa l’une de ses œuvres réputées les plus accessibles, Et exspecto resurrectionem mortuorum, pour orchestre de bois, cuivres et percussions métalliques. Composée de cinq parties, cette fresque musicale sur la résurrection (celle du Christ, mais aussi celle de tous les morts) s’ouvre sur un sombre De profundis et se conclut sur un immense choral de louanges, encadrant des pièces aux rythmes complexes, d’inspiration hindoue, et les chants d’oiseaux chers au compositeur. L’esprit liturgique demeure présent dans la Symphonie n° 7 d’Anton Bruckner, qui valut au compositeur, en 1884, l’un des rares succès publics de sa carrière, et que Visconti cita plus tard dans son romanesque Senso. Rigueur de la forme, recours au contrepoint savant, majesté des textures sonores et solennité en font la plus typiquement brucknérienne des partitions. Poignant, le célèbre Adagio est l’une des plus belles pages du compositeur, dans laquelle les cordes graves et les tubas entonnent un thème désolé, « tombeau » musical du maître Richard Wagner.
Coproduction Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris, Philharmonie de Paris.
Grande salle Pierre Boulez - Philharmonie
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