Programme
Distribution
Dans sa fièvre postromantique et sa folle virtuosité, le Concerto n° 2 de Rachmaninoff compose un diptyque avec le symbolisme angoissé de L’Île des morts. En prime, une création du compositeur Thomas Larcher, lui-même pianiste.
Créé à Moscou en 1901 par Rachmaninoff lui-même, le Concerto n° 2 fit office pour le jeune compositeur, après l’échec cuisant de sa première Symphonie, de véritable thérapie. Car cette fois, le succès fut au rendez-vous, et pour longtemps ; on se souvient d’une Marilyn Monroe émue aux larmes qui déclarait, dans Sept ans de réflexion : « chaque fois que je l’entends, j’éclate en morceaux… » Nul ne peut en effet oublier le carillon lugubre du piano à l’Ouverture, emporté ensuite par un lyrisme irrépressible, la poésie nocturne du deuxième mouvement, la virtuosité transcendante du Finale, dans lequel certains accords semblent parfois écrits… pour les seules mains de Rachmaninoff ! Inspiré du célèbre tableau d’Arnold Böcklin, L’Île des morts est poème symphonique au symbolisme puissant, dans lequel les ondulations funèbres de la barque de Charon, rehaussées du terrible Dies irae, alternent avec les souvenirs, plus mélodiques, des joies de la vie terrestre. C’est au compositeur autrichien Thomas Larcher, également pianiste, qu’il revient, avec une toute nouvelle partition, de placer ses pas dans ceux du grand Sergueï !
La pièce de Thomas Larcher est une commande de La Cité de la musique-Philharmonie de Paris, du Royal Concertgebouworkest Amsterdam, du Chicago Symphony Orchestra et du Berlin Philharmonic Orchestra.
Grande salle Pierre Boulez - Philharmonie
Découvrir la salleComment venir
Porte de Pantin
M5 Métro ligne 5
3B Tramway 3B