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Elsa Benabdallah

Violon

Violoniste de l’Orchestre de Paris depuis 2000, Elsa Benabdallah a joué sous la baguette de Pierre Boulez, Daniel Harding, Klaus Mäkelä, Esa-Pekka Salonen et bien d’autres.

Très investie dans la musique de chambre, elle est invitée à partager la scène avec des musiciens comme Sarah Nemtanu, Lise Berthaud, Pierre Fouchenneret, Alexandre Gattet, Victor Julien-Laferrière, Emmanuel Strosser, Marc Trénel et Marie Chilemme. Elle se produit dans des lieux renommés parmi lesquels la Philharmonie de Paris, le musée d’Orsay, le musée du Louvre, la salle Pleyel, la salle Gaveau, dans le cadre de festivals tels que les Flâneries de Reims ou le festival du Périgord noir, à la Duke University…

Les orchestres internationaux ont toujours été au cœur de sa vie musicale : elle a participé à de nombreux projets avec l’Orchestre des jeunes de l’Union européenne, l’European Camerata (Laurent Quénelle) ou encore BandArt (Gordan Nikolić)… Elle porte un intérêt particulier aux instruments d’époque, collaborant notamment avec l’Académie de musique ancienne de Vannes et l’Orchestre des Champs-Élysées.

Également passionnée par l’alto, elle est régulièrement invitée dans les sections d’alto des orchestres de Göteborg (Santtu-Matias Rouvali) et de Lille, ainsi que des Dissonances, et participe en tant qu’altiste à des festivals de musique de chambre tels que Musique en Ré, BWd12 à Saint-Victor-sur-Loire ou Éole en musiques.

Elsa Benabdallah © Studio Cabrelli

Son Interview

Un compositeur que vous avez appris à apprécier ?

Bizarrement, Ravel. Le déclic est venu avec Daphnis et Chloé, et depuis, sa musique me bouleverse. Dernièrement, l’orchestre a joué L’Enfant et les sortilèges, une œuvre incroyablement inventive que j’ai envie de faire écouter à mes enfants.


Un chef d’orchestre qui vous a particulièrement impressionnée ?

À mes débuts, j’ai joué le Requiem de Verdi sous la direction de Carlo Maria Giulini. Je ne suis pas croyante mais il possédait dans ses yeux une telle ferveur mystique qu’il nous a portés vers le ciel !


Pourquoi avoir choisi le violon ?

Ma sœur a commencé le violon et j’écoutais les cours sur les genoux de son professeur. J’ai voulu faire pareil d’autant que ma sœur est elle aussi devenue musicienne professionnelle.


Le premier CD que vous avez acheté ?

J’en étais très fière car j’avais économisé pour me l’acheter : les Quatuors de Mozart par le Quatuor Amadeus (une version de référence). Je l’ai usé jusqu’à la corde mais je l’ai encore !


Un film fétiche ?

La Vie est belle de Frank Capra dont j’adore la happy end et la leçon d’optimisme.


Vos engagements ?

Cela fait trois ans que je m’occupe avec Anaïs Benoit d’une classe de polyhandicapés avec l’association La Croix Faubin. Cette année, nous les avons initiés à la pratique d’un instrument, et voir leurs sourires et les résultats obtenus est toujours une intense source de satisfaction.


Que faites-vous après un concert ?

Je file dans un bar avec des membres de l’orchestre ! Il est indispensable de pouvoir décompresser : il y a tellement d’adrénaline durant plus de deux heures de concert que cela m’est absolument nécessaire !

 

Si votre instrument était un être vivant ?

Mon instrument date de 1840 et je pense toujours aux nombreux violonistes qui l’ont eu entre les mains avant moi.


Quelle est la plus belle œuvre composée pour votre instrument ?

Les derniers quatuors de Beethoven qui sont d’une grande modernité. En tant que tuttiste de l’orchestre, il est indispensable de faire de la musique de chambre à côté.


Premières impressions de la Philharmonie ?

Outre l’acoustique, je trouve la salle visuellement magnifique. Avec ces nuages au plafond, la musique semble voler. Chaque fois que j’entre dans cette salle, c’est une source d’émerveillement.


Votre plus grande fierté ?

D’avoir fait l’ouverture de la Philharmonie !


Le public de vos rêves ?

Celui de la Philharmonie. J’aime quand le public applaudit entre les mouvements car c’est le signe qu’il y a un nouveau public. C’est un enthousiasme qu’il ne faut pas réfréner !


Une musique qui vous fait rire ?

Le thème des trompettes dans le finale du Concerto pour piano n° 20 de Mozart, qui ressemble à une blague. Mozart est le génie absolu ; il arrive à écrire une musique tellement sublime avec la plus grande simplicité.

Prochainement avec Elsa Benabdallah

Arvo Pärt / Passio

Avec cette œuvre magistrale, Arvo Pärt met ses pas dans ceux de Bach pour donner sa version, selon saint Jean, du mystère de la Crucifixion.