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Amreï Liebold

Contrebasson solo

Amrei Liebold étudie le basson avec Georg Klütsch à Cologne et Daniele Damiano à Genève. En 2004, elle sort diplômée de la Hochschule für Musik Hanns-Eisler à Berlin, où elle s’est perfectionnée avec Klaus Thunemann et au contrebasson avec Marion Reinhard. Elle participe aux master-classes de Sergio Azzolini, Ingo Goritzki, Radovan Vlatković, Jaime Martín et Jean-Claude Gérard, ainsi qu’au Festival de Santander durant l’été 2003. Elle est boursière de la fondation pour la Musique de chambre Villa Musica et de la Deutsche Bank. 
Elle joue au sein de l’Orchestre allemand des jeunes et collabore avec des orchestres renommés, comme le SWR Stuttgart, le Mahler Chamber Orchestra, les Düsseldorfer Symphoniker, ou encore, de manière régulière, avec la Deutsche Kammerphilharmonie Bremen. En 2005, elle est engagée comme contrebasson à l’Opéra de Wiesbaden. 

En septembre 2012, elle intègre l’Orchestre de Paris comme contrebasson solo. 
Amrei Liebold est aujourd’hui professeure d’enseignement artistique au CRR93 d’Aubervilliers-La Courneuve. 
Elle est invitée à jouer avec des orchestres parisiens, ainsi qu’avec le Royal Concertgebouw Orchestra, les Bamberger Symphoniker, l’Orchestre du Liceu de Barcelone, le WDR Sinfonieorchester Köln, l’Orquestra Simfònica de Barcelona i Nacional de Catalunya ou encore le London Symphony Orchestra. 

Par ailleurs, après avoir obtenu en 2016 son diplôme de professeure de yoga Sivananda, elle donne régulièrement des cours à la Philharmonie de Paris, ainsi que dans d’autres structures.

Amrei Liebold © Studio Cabrelli

Son Interview

Quel a été votre parcours avant d’intégrer l’Orchestre de Paris ?

J’ai étudié à Weimar, puis au Conservatoire de Genève, ce qui m’a permis d’apprendre le français. Avant d’intégrer l’orchestre, j’étais en poste à l’Opéra de Wiesbaden.


Vos premières impressions sur l’orchestre ?

Dès le premier concert, quand nous avons joué le Concerto pour la main gauche de Ravel, j’ai compris que les français jouaient leur musique avec une sensibilité extraordinaire !


Quel est le compositeur qui met le mieux en valeur le contrebasson ?

Richard Strauss et Prokofiev qui se servent de sa sonorité grave pour créer des atmosphères sombres chez le premier, et grotesques chez le second.


Une passion récente ?

Le tango que je viens de découvrir grâce à un altiste de l’Orchestre de Paris, Nicolas Peyrat. Je dois me laisser guider pour danser et ça, paradoxalement pour un musicien d’orchestre, c’est vraiment difficile pour moi !


Quel est le public de vos rêves ?

Un public qui communique avec l’orchestre. J’aime le public qui manifeste ce qu’il ressent – joie ou colère, peu importe ! C’est important de savoir si la musique qu’on joue touche le public !


Des chefs qui vous ont particulièrement impressionnée ?

Mariss Jansons et Bernard Haitink, deux chefs que j’ai vus diriger sans avoir encore eu la chance de travailler avec eux. Tous deux transmettent une grande sérénité aux musiciens tout en contrôlant très fermement l’orchestre.

 

Où peut-on vous trouver quand vous n’êtes pas sur scène ?

J’adore découvrir Paris à vélo. C’est extrêmement dangereux, mais pour rien au monde, je ne me séparerais de mon vélo.


Un rituel avant d’entrer en scène ?

Je fais des exercices de yoga. Cela me procure une souplesse et un apaisement aussi bien physiques que psychologiques.


Quel est votre plus grand vice ?

Les tartelettes au citron ! Je poursuis d’ailleurs une étude comparative des pâtisseries à Paris, afin de dénicher la Meilleure tartelette au citron !


Si votre instrument était un être vivant ?

Ce ne serait pas forcément un personnage féminin ou masculin, mais plutôt un être doux, drôle, avec un côté un peu fou et grognon.


Votre état d’esprit actuel ?

J’attends avec impatience l’arrivée à la Philharmonie de Paris. Ce sera un moment historique rempli d’une belle énergie que nous avons hâte de partager avec le public.